Abonné

Bien-être animal Les normes de bien-être « truies gestantes » mal appliquées en Europe

- - 2 min

Plus de la moitié des Etats membres de l’Union européenne ne parviendront pas à se conformer au règlement européen sur le bien-être des truies gestantes qui entre en vigueur le 1er janvier 2013. Seuls douze Etats devraient être en mesure de répondre aux exigences de Bruxelles. La mise en place de ce nouveau règlement devrait – comme cela a été le cas pour la mise aux normes des cages de poules pondeuses – entraîner une baisse de la production.

La Commission européenne fera un point sur l’état d’avancement des mises aux normes des bâtiments pour truies gestantes, qui doivent être terminées pour le 1er janvier 2013 comme l’exige la réglementation européenne, à l’occasion du Conseil agricole du 26 avril à Luxembourg. Trois Etats membres (le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Suède) se seraient déjà conformés aux nouvelles normes de bien-être animal imposées par Bruxelles. Et les services de la Commission estiment qu’une douzaine de pays devraient parvenir à se mettre en conformité d’ici 2013.
Parmi les autres, 13 seront conformes à plus de 70% et les 3 derniers Etats membres n’ont pas été en mesure de fournir des informations à la Commission. Pour ces Etats membres qui ne répondront pas aux exigences, comme pour les mises aux normes des cages de poules pondeuses, la Commission européenne devra lancer des procédures d’infraction (voir encadré). C’est ce que Bruxelles veut éviter en faisant dès le mois d’avril ce premier point d’étape dont l’objectif est de sensibiliser ceux qui auraient pris du retard.

Une baisse de la production européenne
Une étude présentée par la National Pig Association (NPA) – principal syndicat de producteurs de porcs du Royaume-Uni – estime que cette mise aux normes va perturber le marché de la viande porcine comme cela est le cas actuellement avec les œufs (1). Selon le scenario le plus probable, la production européenne devrait reculer de 5% en 2013 suite à l’entrée en vigueur des nouvelles exigences européennes et les prix augmenteraient de 10%. Dans un autre scénario, où l’application des mises aux normes serait rigoureuse, la production chuterait de 10% ce qui obligerait l’Union européenne à augmenter ses importations (comme cela a été le cas pour les œufs durant la période de Pâques 2012).

(1) Voir n° 3342 du 19/03/2012 et n° 3344 du 02/04/2012

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
bien-être animal
Suivi
Suivre