La Turquie doit encore réaliser d’importants progrès avant de répondre aux normes d’hygiène en vigueur dans le secteur laitier, en particulier dans les opérations de sélection des produits qui pourraient être exportés vers l’UE. C’est ce qui ressort d’une mission d’experts européens.
Une inspection sanitaire a été réalisée en novembre 2008 dans le secteur laitier en Turquie par l’Office alimentaire et vétérinaire européen (OAV) qui a noté « des progrès continus dans la mise en place des règles d’hygiène » mais, selon lui, « il reste un long chemin à faire avant de développer un système de traçabilité fiable ». Aucune laiterie turque n’a été autorisée à exporter ses produits dans l’UE depuis 2001. Quatre unités ont fait des demandes pour pouvoir exporter principalement des yoghourts, du lait UHT et des fromages mûrs. Les inspections conduites par l’OAV dans trois d’entre elles ont montré certains manquements par rapport aux critères exigés par l’UE, tant en ce qui concerne les équipements, la maintenance que l’hygiène. Des critiques sont également faites sur la traçabilité et et les chaînes de séparation pour les produits destinés au marché européen. Des points faibles ont également été relevés dans les contrôles concernant l’eau. En revanche, les inspecteurs de l’OAV ont estimé que les traitements thermiques du lait et des produits étaient réalisés correctement.
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« Bien qu’un système de traçabilité soit en place dans tous les sites visités, aucune usine n’a pu faire la preuve d’un système de suivi des produits suffisamment solide pour permettre une séparation correcte entre les produits destinés au marché de l’UE et les autres à tous les stages de production », est-il noté dans le rapport. L’essentiel des livraisons des laiteries inspectées provient de petites exploitations détenant quelques têtes de bétail. Cependant, ces laiteries achètent aussi des produits (caséine, poudre de lait, beurre matières grasses, etc.) fabriqués en Turquie ou provenant de l’UE, d’Islande, d’Uruguay ou des Etats-Unis.