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Les Nouveaux fermiers lèvent 2 M€ pour accélérer dans la simili-viande

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La start-up Les Nouveaux fermiers vient de lever 2 millions d’euros, via des obligations convertibles et un prêt pour développer sa gamme de viande végétale fabriquée en France et investir dans la recherche et le développement.

Guillaume Dubois et Cédric Meston, les créateurs des Nouveaux fermiers, ont signé leur première levée de fonds quelques jours après le début du confinement, début avril. « Deux millions d’euros ont été mobilisés à cette occasion, dont 300 000 euros sous la forme d’un prêt de BPI France et 2,7 millions d’euros sous forme d’obligations convertibles souscrites par plusieurs investisseurs privés, parmi lesquels Kima Ventures, Adrien de Schompré, cofondateur de Sushi Shop, Philippe Cantet, ancien directeur général d’Innocent et Edouard Roschi, cofondateur du Labo », détaille Guillaume Dubois. « Les obligations convertibles deviendront des parts du capital de la société lorsque la valorisation de la société sera réalisée à l’occasion de la prochaine levée de fonds prévue en fin d’année », explique-t-il.

Les Nouveaux fermiers veulent profiter d’un marché de la simili-viande promis à un bel avenir, si les performances réalisées outre-Atlantique se reproduisent dans l’Hexagone. Mais face à des concurrents américains (Beyond Meat et Impossible Foods) et européens (Nestlé), les Nouveaux fermiers veulent se démarquer en s’appuyant sur le triptyque goût-santé-planète. « Nous portons beaucoup d’attention à la santé des consommateurs avec des produits peu salés, faibles en graisses saturées et sans OGM, ni colorants artificiels », détaille Guillaume Dubois.

Frais ou surgelé

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Trois produits sont disponibles à la vente (steaks, aiguillettes et nuggets), laquelle commence dès ce mois à la Grande Epicerie de Paris, chez Monoprix et chez Carrefour. Les produits sont fabriqués dans un pays voisin de la France, à partir de matières premières d’Europe de l’Ouest, notamment les protéines de soja, de blé et de pois. Les Nouveaux fermiers conduisent actuellement des tests pour commencer la fabrication chez un façonnier français chez qui ils ont installé leurs équipements. Les produits sont distribués en surgelés (e-commerce, restauration) et en frais pour la grande distribution.

À l’occasion de la crise sanitaire, la start-up a arrêté ses ventes aux restaurants (qui reprendront dès leur réouverture) pour se tourner vers le grand public. « Nous avons mis sur pied un site de vente en ligne, le Comptoir fermier, en l’espace de quelques jours », explique Guillaume Dubois. Mais ni la R & D, ni la production n’ont été touchées par la crise sanitaire. Dans les prochains mois, la start-up prévoit de mettre sur le marché de nouvelles références de viande végétale.