Les représentants des filières avicoles et de la filière porcine ont présenté, le 23 février en conférence de presse au Salon de l’agriculture, une liste de quinze propositions, qui a été symboliquement remise au cabinet d’Annie Genevard. Les cinq interprofessions s’expriment sous la bannière commune des « viandes blanches » dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire pour remédier à l’insuffisance de l’offre française par rapport à la consommation. À ce titre elles proposent en premier lieu d’assurer le renouvellement des générations, de l’amont à l’aval, chacune ayant estimé ses besoins en augmentation de moyens de production dans les dix ans, comme l’a demandé le ministère de l’Agriculture.
Il faudrait créer chaque année, en se limitant à l’élevage, 100 élevages porcins par an, 280 poulaillers de volailles de chair (label compris), 30 élevages de lapins, 55 élevages de canards gras (plus 100 reprises) et 57 poulaillers de ponte. « On ne demande pas d’argent », a souligné le président d’Anvol (volailles de chair), Jean-Michel Schaeffer, juste « d’avoir les mêmes règles que nos collègues européens ». Seule faveur financière proposée : un dispositif de suramortissement de soutien aux investissements productifs, lesquels au total approcheraient les 10 M€.
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En cours de conférence, le président d’Inaporc Philippe Bizien s’est félicité qu’un régime ICPE (installations classées pour l’environnement) spécifique à l’élevage soit dans les tuyaux. Ce cadre faciliterait nombre de constructions de bâtiments modernes ou de mises aux normes avec agrandissement en élevages de porc et de poulet. Le Sénat a autorisé le 19 février le gouvernement à légiférer par ordonnance pendant douze mois, en dépit de l’hostilité à gauche.
SC