Compte tenu de la morosité du marché, les opérateurs sont de plus en plus nombreux à opter pour l’intervention en orge. Mais le rythme des offres n’est pas suffisant pour permettre un redressement du marché.
«Nous constatons une forte accélération des mises à l’intervention », a observé Christian Vanier, directeur animation filières de FranceAgriMer, le 10 février, en conférence de presse à Montreuil. 60 000 à 70 000 tonnes sont désormais proposées chaque semaine et le total offert se montait à 770 000 tonnes d’orge au 9 février. FranceAgriMer continue de tabler sur une offre totale de 1 Mt, un chiffre qui serait toutefois « peut-être légèrement dépassé, tout dépend des réactions des opérateurs », a signalé Christian Vanier. « Il faut utiliser l’intervention en orge plus que vous ne le faites sinon le stock de report libre sera très important à fin juin », a pour sa part indiqué Rémi Haquin, en s’adressant aux opérateurs au nom du conseil. Une stratégie que les OS hésitent à suivre à titre individuel. Pour l’instant, le stock de fin de campagne en orge est prévu à 4, 07 Mt, contre 3,89 Mt en janvier. Il représenterait pas loin d’un tiers de la collecte, intervention comprise. Cet ajustement s’explique par une révision en légère baisse des exportations d’orge vers l’Union européenne, à 3,84 Mt au lieu de 3,92 Mt. En blé, FranceAgriMer n’a modifié que très marginalement son bilan. Cependant, une grosse incertitude demeure à propos des volumes stockés à la ferme et autoconsommés. Ce double poste représenterait 4 Mt pour la campagne en cours, soit un peu plus de 11 % de la production.
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