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Biotechnologies Les OGM, objet de discorde des relations commerciales entre UE et États-Unis

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Selon le Bureau au commerce extérieur américain (USTR), la législation européenne sur les OGM constitue un frein important aux échanges entre les Etats-Unis et UE. Cette question doit être discutée dans le cadre des négociations sur l’accord de libre échange transatlantique.

Le Bureau au commerce extérieur américain (USTR), dans un rapport sur les mesures sanitaires dans le monde, publié le 1er avril, estime que la réglementation européenne sur les OGM impose des « exigences inapplicables », « lourdes » et « inutiles » concernant la traçabilité des OGM dans les aliments et les règles de mise en culture dans certains États membres. Ces restrictions conduisent notamment à des « retards » dans l’approbation de nouveaux produits OGM au niveau politique « en dépit d’avis positifs de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) », souligne le rapport. Et même si la Commission européenne approuve une variété génétiquement modifiée, les Etats membres peuvent encore individuellement invoquer une « clause de sauvegarde », regrette l’USTR. Ces retards affectent non seulement les produits concernés mais également toutes les autres variétés qui risquent elles aussi d’être refusées si des traces d’un OGM non autorisé dans l’UE sont décelées dans une cargaison, note le rapport.

Des négociations qui s’annoncent difficiles

Cette question des OGM devrait figurer au cœur des négociations qui vont s’ouvrir entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur un futur accord de libre-échange (1). La France a déjà fait savoir que cet accord ne devrait pas porter sur les cultures OGM. Et le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, a affirmé que le « futur accord ne changera pas la législation existante sur les OGM en Europe ». Pourtant, l’administration Obama qui a officiellement informé le Congrès américain, le 21 mars, de son intention d’engager des négociations en vue d’un accord de libre échange avec l’UE, ne conçoit pas d’accord avec Bruxelles sans que la question des OGM ne soit réglée.

(1) Voir n° 3386 du 18/02/2013

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