L’insecticide Cruiser, que la société Syngenta souhaite commercialiser sur maïs en traitement de semences en 2009, n’a toujours pas reçu d’autorisation de mise en marché. Le ministère de l’Agriculture pourrait toutefois se prononcer rapidement. Les organisations apicoles et environnementales restent très opposées à cette homologation.
«Rien n’a été décidé », observait Henri Clément, président de l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française), au sortir de la réunion d’information organisée le 17 novembre par le ministère de l’Agriculture autour de l’insecticide Cruiser utilisé en traitement de semences sur maïs. Syngenta, la firme qui fabrique ce produit, souhaite faire renouveler pour 2009 l’autorisation de mise en marché provisoire qu’elle a obtenue pour la campagne 2008. Une demande qui se heurte à l’opposition des organisations apicoles et environnementales. Celles-ci estiment que les doutes quant à l’innocuité de ce produit pour les abeilles et l’environnement n’ont pas tous été levés. Globalement, le programme national de surveillance post-homologation mis en place ce printemps par la DGAL (Direction générale de l’alimentation) ne les a pas satisfait.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Doutes sur le protocoles d’expérimentation
La Confédération paysanne fait partie de ceux qui contestent le protocole de suivi de l’expérimentation. Dans un communiqué diffusé le 18 novembre, l’Unaf rappelait pour sa part que « l’Italie vient d’interdire tout traitement de semences à base d’imidaclopride (Gaucho), fipronil (Régent), thiamethoxam (Cruiser) et clothianidine (Poncho) ». La semaine dernière, le cabinet du ministre indiquait que la décision allait être prise « dans les jours à venir ». Elle devrait logiquement se fonder sur l’avis favorable au renouvellement de l’autorisation de mise en marché du Cruiser transmis par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) le 14 novembre dernier. Cependant, il semble que des éléments restent encore à verser au dossier concernant le programme de surveillance lancé par la DGAL. « Toutes les données n’ont pas encore été recueillies et les résultats des analyses des prélèvements déjà effectués ne sont pas encore tous disponibles », prévenait l’Afssa le 19 novembre dans un communiqué.