Au nord comme au sud, les collecteurs se montrent souvent assez contents de leur récolte d’orge, particulièrement pour les variétés brassicoles de printemps, productives et bien calibrées. Chez Agralys, le rendement moyen tourne à près de 80 q/ha. « Cela fait longtemps que nous n’avions pas vu ça ! », se réjouit Pierre Toussaint. Sur la zone de collecte d’Epis centre, les semis de variétés de printemps réalisés de mi-novembre à février ont donné de bons résultats. Qui dit bons rendements, dit généralement taux de protéines médiocres. Globalement, ceux-ci ne semblent pas très élevés, ce qui a poussé les malteurs à réviser leurs contrats en introduisant des seuils minimaux en protéines. Ce qui n’inquiète pas plus que cela les collecteurs.
En orge d’hiver, les résultats sont plus mitigés. Dijon céréales attendait plus que 66 à 67 q/ha de rendement moyen. Les calibrages sont faibles. La coopérative Syntéane misait pour sa part un rendement de 62 à 63 q/ha, alors qu’au final, il n’est que de 58 q/ha. Dans cette zone, les semis précoces semblent avoir eu du mal à surmonter la pression des maladies, favorisées par un printemps humide.
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Au niveau national, la collecte affiche néanmoins un bon niveau. Dans ses dernières prévisions, Tallage confirme les chiffres du ministère de l’Agriculture, qui s’établissaient le 11 juillet à 11,6 Mt, contre 9,57 Mt l’an passé. Vraisemblablement, la récolte monterait à 8,36 Mt en orge d’hiver et à 3,26 Mt en variétés de printemps.