Le protocole ours à problème, déclenché dans l’estive d’Ustou le 16 juillet, semble avoir porté ses fruits. « Cinq nuits d’effarouchement renforcé et deux nuits de surveillance nocturne ont été également programmées au cours desquelles il n’a pas été observé d’ours », indique la préfecture de l’Ariège dans un communiqué du 23 juillet.
Le protocole prévoit trois niveaux, dont un effarouchement renforcé, une capture de l’ours, voire son élimination et son remplacement en cas d’échec des premières mesures. Il a été déclenché en Ariège suite à l’attaque d’une bergère et de son troupeau par quatre ours sur l’estive d’Ustou au cours de la nuit précédente. C’était sur cette même estive qu’un ours avait été retrouvé tué par balle plus tôt en juin.
Suite au premier signalement de l’ours le 15 juillet, l’OFB avait mené des premières opérations d’effarouchement dans la nuit du 16 juillet, sans parvenir à mettre les ours en fuite. L’OFB avait cependant pu identifier « une ourse accompagnée de deux oursons et un ours mâle subadulte ».
« Les mesures d’accompagnement pour la protection du troupeau (appui technique de jour et surveillance nocturne, financement et embauche d’un berger complémentaire) ainsi que les opérations d’effarouchement renforcé vont être poursuivies dans les prochains jours », précise la préfecture de l’Ariège dans son communiqué.
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Franck Watts, en charge du dossier ours au sein de la FNO, dénonce « les moyens dérisoires », qui sont ceux de la brigade d’appui mobilisée pour la surveillance, représentant huit bergers pour tout le département. Les éleveurs, poursuit-il, refusent « de renvoyer les ours sur une autre estive » et continuent d’exiger « un effarouchement intensif et généralisé sur le département ».
L’association Ferus estime pour sa part que le déclenchement de ce protocole « signe l’échec de la stratégie de l’État ».
« Cinq nuits d’effarouchement renforcé et deux nuits de surveillance nocturne, durant lesquelles il n’a pas été observé d’ours »