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Les outre-mer travaillent sur leur souveraineté alimentaire

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Un colloque dédié à la sécurité alimentaire des territoires ultramarins s'est tenu le 26 février lors du Salon de l'agriculture. Les acteurs des filières alimentaires des outre-mer ont travaillé sur les difficultés à répondre à la demande en produits locaux des consommateurs. Selon une estimation basse de l'Odeadom, la demande en œuf est couverte au minimum à 75% en Guyane, Guadeloupe et Martinique ainsi qu'à Mayotte et à la Réunion. A l'inverse la demande en bétail n'est satisfaite qu'à 29% pour la Réunion et pas plus de 15% pour les autres territoires.

Le prix est l'un des freins évoqués par les intervenants pour répondre à la demande des populations locales. Dans les rayons de la GMS, ces prix sont confrontés aux importations de production de dégagement en provenance de métropole. Une deuxième concurrence vient des pays limitrophes aux coûts de production inférieurs. D'autres freins sont identifiés de manière plus variable selon la situation respective des territoires d'outre-mer. Plusieurs intervenants ont pointé du doigt le manque d’homogénéité de la production.

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« Il faut absolument investir dans des chambres froides pour réguler la production et à avoir de la marchandise en période creuse », a martelé Hervé Toussaint, représentant de l’association Martiniquaise pour la promotion de l’industrie. L’organisation des filières est un chantier plus ou moins avancé en fonction des territoires ultra-marins et des productions. « En Guyane, les agriculteurs ont l’habitude d’être payé cash. Pour pouvoir travailler avec la GMS, on a mis au point des contrats payés à 10 jours au lieu des 30 jours habituels », témoigne Gilles Sanchez, président de l’association de préfiguration interprofessionnelle des filières végétales de Guyane. Les producteurs fustigent également les interdictions de produits phytosanitaires à l’échelle nationale sans solution dans les outre-mer. Des témoignagnes à l’opposé de leur ministre Annick Girardin qui a annoncé que les insulaires et les guyannais pouvaient « être au rendez-vous du zéro pesticide ».

« Il faut absolument investir dans des chambres froides pour réguler la production »