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Fruits et légumes Les parlementaires de l'UE prônent un soutien renforcé à la filière fruits et légumes

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L'UE doit aider davantage les exploitants du secteur des fruits et légumes à unir leurs forces au sein des organisations de producteurs et améliorer les mesures en cas de crise, selon un projet de résolution du Parlement européen voté par sa commission de l'agriculture.

Des améliorations de l'organisation du marché des fruits et légumes sont préconisées par la commission de l'agriculture du Parlement européen dans un projet de résolution voté le 5 mai par 37 voix pour et 6 abstentions sur la base d'un rapport du démocrate-chrétien portugais Nuno Melo consacré à la mise en œuvre des dispositions concernant les organisations de producteurs, les fonds opérationnels et les programmes opérationnels dans ce secteur depuis la réforme de 2007 (1).

Les députés estiment que, même s'il y a eu des progrès depuis 2007, le degré d'organisation entre producteurs reste faible en moyenne, surtout dans les nouveaux États membres. Ils préconisent une simplification des règles pour inciter davantage les exploitants à adhérer aux organisations de producteurs (OP), une augmentation du soutien aux OP et le rétablissement des aides aux investissements des OP nouvellement créées.

Pratiques commerciales et gestion des crises

Les pratiques commerciales déloyales et la pression exercée sur les producteurs de fruits et légumes par les grandes chaînes de distribution empêchent les agriculteurs d'obtenir un revenu décent, estime par ailleurs la commission parlementaire, qui demande à la Commission européenne et aux États membres de redoubler d'efforts pour lutter contre ces pratiques.

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Les députés soulignent aussi que l'application du mécanisme actuel de retrait du marché a révélé quelques limites. Ils jugent nécessaire de renforcer les mesures de gestion de crise en augmentant la contribution financière de l'UE, en ajustant les plafonds d'aide pour le retrait de produits, en augmentant les volumes éligibles et en améliorant le soutien, en termes de transport et d'emballage, pour la distribution gratuite de fruits et légumes.

Les parlementaires demandent également à la Commission d'envisager de contribuer aux fonds de mutualisation afin d'offrir aux agriculteurs une meilleure protection lorsque des crises sur le marché provoquent une baisse considérable de leurs revenus. Ils relèvent néanmoins que ce soutien ne devra jamais être financé sur les crédits consacrés à l'agriculture et au développement rural si la crise survient pour des raisons étrangères au secteur, comme dans le cas de l'embargo russe sur les produits agroalimentaires de l'UE.

(1) Voir n° 3483 du 09/02/15