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Génétique Les partenariats européens en génétique animale s’imposent dans le monde

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Le 3e congrès de France Génétique élevage (FGE) se tenait à Paris le 16 janvier. Les représentants du monde de la génétique animale se sont penchés sur un enjeu d’avenir : les partenariats européens pour une meilleure connaissance de l’élevage.

«La dimension européenne nous ouvre de nouveaux horizons. Nous sommes optimistes et réalistes », a déclaré Christian Huygues, président du Groupement d’intérêt scientifique sur l’analyse du génome des animaux d’élevage (Gis AGENAE), lors du 3e congrès de France Génétique élevage (FGE) qui se tenait à Paris le 16 janvier. « Optimistes », car de nombreux projets européens permettent de mettre en commun les données génomiques des élevages européens. Eurogenomics, réunie pour la 1ère fois en 2009, est une collaboration d’entreprises coopératives, en sélection génomique bovine Holstein. Initiée par l’Allemagne, la France, la Suède, le Danemark et la Finlande, le consortium a accueilli plus récemment l’Espagne (2011) et la Pologne (2012). Par le biais d’Eurogenomics, l’Union européenne possède « la plus grande population de référence au monde avec plus de 25 000 taureaux testés ». L’enjeu est de taille : grâce à cette immense population de référence, la précision des évaluations génomiques a gagné 10%. L’objectif sous-jacent à ces travaux est d’améliorer les performances zootechniques du cheptel bovin (production, reproduction, santé). Pour rappel, l’évaluation génomique fait partie du processus de sélection génomique. La sélection génomique est une méthode de sélection animale qui bouleverse les perspectives de l’amélioration génétique des cheptels depuis quelques années seulement.
« Réalistes », car cette coopération est plutôt qualifiée de « co-opétition » par Dominique Davy, président de France Conseil Elevage (FCE) au congrès de la FGE. La mise en commun de données de base ne comble pas les écarts de compétitivité entre les membres du consortium.
« Quand ils sont bien construits, les partenariats sont toujours gagnant-gagnant », poursuit Michel Cetre. C’est pourquoi, les partenariats sont incontournables aussi entre la recherche et les professionnels. Ainsi, l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) a accès à « des données organisées avec cohérence et à un champ d’étude grandeur nature que beaucoup d’équipes de recherche leur envient », soutient le président de FGE. Ces initiatives ont le soutien des pouvoirs publics. Ainsi, Julien Turenne, sous-directeur des produits et des marchés au ministère de l’Agriculture, a déclaré lors du congrès que « le ministre Stéphane Le Foll est conscient que la recherche en génétique est un enjeu stratégique ». Il ajoute que la diffusion du progrès est tout aussi importante que sa réalisation. Des outils doivent être mis à disposition des éleveurs à partir du travail en amont des chercheurs. Par ailleurs, Julien Turenne rappelle que la recherche est un des domaines qui subit le moins les coupes budgétaires exigées par le contexte économique difficile.

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