Produits végétaux > La marque de yaourts 100% végétaux, à base de lait de coco et lait d'amande, a vendu plus d'un million de pots en 9 mois et prépare une levée de fonds. Objectif : 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019.
L'origine de la marque Les Petites Pousses est liée aux difficultés de Stéphanie Rome, sa créatrice, pour trouver des alternatives aux desserts au lait de vache auxquels ses filles jumelles étaient intolérantes. "Au début, j'ai d'abord cuisiné moi-même des desserts à base de lait de coco et d'amande mais, face à l'ampleur du travail que cela représentait et suite aux nombreux témoignages de personnes confrontées au même problème, j'ai décidé de me lancer et de les créer", témoigne cette mère de famille de 39 ans.
Arrivée à Lille fin 2015, elle présente son projet à l'incubateur d'Eurasanté (suivi depuis par Euralimentaire, voir encadré) qui décide de le soutenir. Un accompagnement qui lui ouvre des portes et lui permet d'obtenir une aide à la création et un prêt d'amorçage de 85 000 euros de BPI France. Une fois sa société Alterfoodie créée, Stéphanie Rome élabore ses premières recettes de desserts à base de lait de coco, puis de lait d'amande, et trouve un partenaire industriel en Bourgogne. Cette PME familiale ne s'occupe que de la production, Alterfoodie restant maître de la R&D, des recettes et de l'achat des matières premières. Elle entreprend aussi avec succès les démarches de labellisation bio (AB). "J'ai présenté mes premiers produits chez Carrefour début 2017 qui les a immédiatement référencés en exclusivité pendant six mois", précise-t-elle.
Une levée de fonds d'1 M€
Un lancement réussi dans plus de 800 points de vente puisque, début 2018, Les Petites Pousses fêtent un million de pots vendus (2,70 à 2,80€ le pack de deux pots de 90 à 100 g). Depuis, la marque a été référencée chez Colruyt France (80 magasins), dans plusieurs Système U en direct et vient d'être adoubée par la centrale d'achats d'une grande enseigne qu'elle ne souhaite pas encore révéler.
Il faut dire que face à la décroissance de l'ultra-frais à partir de lait conventionnel, les enseignes cherchent des alternatives innovantes notamment dans le bio, desserts végétaux inclus. "Ce marché s'élevait à 80 millions d'euros dans les GMS en 2017, dont l'extrême majorité pour des produits à base soja. Les prévisions tablent sur un doublement des ventes d'ici à deux ans avec au moins un tiers de l'offre composé d'autres ingrédients : coco, amande, riz... ", assure Stéphanie Rome.
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Désignée lauréate de LMI Innovation et de la Fondation Nord Entreprendre, Alterfoodie (5 salariés) compte désormais 7 références (deux nouveautés récentes à base de noisettes et brassé de lait de coco au citron) et prépare une levée de fonds. "L'objectif est de lever 1 M€ avant fin 2018 que nous abonderons avec notre propre capacité d'autofinancement pour recruter des commerciaux, structurer le service marketing et booster l'innovation. D'ici à 2020, 5 à 10 embauches sont prévues, pour un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et une activité rentable dès 2019", conclut-elle.
Euralimentaire soutient l'innovation de la filière agro dans la métropole lilloise
Créé en 2016 par la métropole européenne de Lille et le Min de Lomme, Euralimentaire a pour vocation d'accompagner les porteurs de projets innovants dans la filière agroalimentaire et l'alimentation avec des implications en terme de santé. Basée au Min de Lomme et supervisée par Eurasanté, l'agence de développement économique de référence, cette structure de 3 personnes dispose de 200 m2 de bureaux et de 7 cellules de production (35 m2 chacune) avec chambres froides et quais logistiques partagés.
Elle avait pour objectif d'accompagner 20 start up d'ici à la fin de l'année et en compte déjà 18 dans ses rangs (50 emplois cumulés). La création de nouveaux locaux est prévue d'ici à janvier 2019 dont 700 m2 pour accompagner le développement de start-up déjà suivies et 300 m2 pour en accueillir de nouvelles. D'ici à 2020, l'objectif est aussi de se doter d'un atelier de transformation de produits frais et de favoriser la création de 400 emplois.