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Fruits et légumes Les plans de campagne à nouveau sur la table

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38 millions d’euros restent à payer dans l’affaire dite des plans de campagne. Les producteurs de fruits et de légumes ont été reçus le 21 mars par le ministère de l’Agriculture qui a jusqu’au 31 mars pour rassurer Bruxelles sur l’avancée du dossier.

Le gouvernement français aurait jusqu’au 31 mars pour faire appliquer la décision du 28 janvier 2009 de la Commission européenne, relative aux plans de campagne – ces fameuses aides nationales octroyées entre 1992 et 2002 à la filière des fruits et légumes. Payées par l’Oniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture) à certains comités économiques agricoles qui les reversaient à des organisations de producteurs, ces aides doivent être récupérées, a ordonné la Commission européenne qui les juge incompatibles avec le marché commun. Mais, à ce jour, une ardoise de 38 millions d’euros reste encore à rembourser par les OP (il s’agit essentiellement d’OPNC, Organisations de producteurs non commerciales). 6 500 producteurs sont concernés. Soit une moyenne de 6 000 euros par exploitant – les sommes dues s’échelonnent en réalité de 100 à 100 000 euros. Des montants donc encore lourds à payer, malgré les avancées obtenues par le ministère de l’Agriculture, depuis le début de l’affaire (la période a notamment été réduite de 1997 à 2002 et les sommes qui ont pu être associées, à l’époque, à des aides notifiées à la Commission européenne, ont été exclues de la procédure).

Des mesures d’accompagnement envisagées

Afin d’accélérer les démarches de remboursement, l’administration centrale a envoyé mi-mars des courriers de rappel auprès des OP, signalant par ailleurs leur initiative auprès des représentants syndicaux locaux. L’affaire est remontée à Paris : la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), les producteurs de Légumes de France et la FNSEA ont demandé à être reçus par le ministère de l’Agriculture. La rencontre a eu lieu ce 21 mars. Si aucune décision n’a été prise à l’issue de l’échange, il a été prévu l’organisation d’un comité technique et juridique en présence des deux services respectifs pour une analyse au cas par cas. De nouveaux rendez-vous devraient par ailleurs être programmés entre les représentants de la centrale agricole et le ministère de l’Agriculture. Ce dernier réfléchit à des mesures d’accompagnement pour les producteurs concernés. Parmi les pistes : l’octroi du « de minimis » – une aide de l’Etat plafonnée à 7 500 euros par exploitation, autorisée par Bruxelles – pourrait être envisagé. En attendant, le ministère doit apporter des preuves de son engagement auprès de Bruxelles. Une rencontre est ainsi prévue le 31 mars.

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