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Les prévisions de dépenses pour le soutien des marchés, en particulier ceux du lait et des céréales, sont trop optimistes, c’est-à-dire trop basses, ont estimé la Belgique, la France, l’Irlande et l’Autriche lors de la présentation du projet de budget communautaire 2011 aux experts des Etats membres de l’UE réunis le 6 mai au sein du Comité des Fonds européens.
La Belgique et l’Irlande ont demandé si, au cas où l’évolution des marchés nécessiterait des dépenses plus élevées que prévu, la discipline financière (baisse des aides directes) devrait s’appliquer en 2011.
Les services agricoles de la Commission ont expliqué, en réponse, que le projet de budget avait été établi sur la base d’une analyse réaliste des besoins, en tenant compte de la situation actuelle des marchés. Ils ont aussi précisé que les estimations seraient revues à l’occasion de la lettre rectificative de l’automne prochain et que l’échéance pour proposer le déclenchement du mécanisme de la discipline financière étant le 31 mars 2010, il n’est plus possible de l’appliquer pour 2011.
Par ailleurs, l’Allemagne, soutenue par les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, a fait une déclaration pour marquer son opposition à l’inclusion du programme de distribution
de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies de la Communauté dans le projet de budget 2011, tant pour des raisons de principe que financières. A l’inverse, la France a jugé cette inclusion justifiée, compte tenu du contexte de crise actuel et du fait que 21 Etats membres ont décidé de participer à ce programme en 2010.
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