En dépit de résultats pour l'exercice clos au 30 septembre 2014 conformes aux objectifs, le titre a été sanctionné en Bourse. Le groupe de restauration collective et de concession s'est montré un peu moins optimiste sur ses objectifs de croissance de chiffre d'affaires pour l'exercice en cours.
DE retour en Bourse en juin dernier, Elior a dévoilé le 11 décembre des résultats annuels (exercice clos au 30 septembre) conformes aux prévisions, mais des perspectives pour l'exercice en cours jugées décevantes par le marché. Le titre a perdu du terrain en Bourse, se négociant au-dessous du prix d'introduction fixé à 14,75 euros. Ainsi pour 2013/2014, le groupe de restauration collective et commerciale a réalisé un chiffre d'affaires de 5,34 milliards d'euros (+6,5 %) « soutenu à la fois par une bonne croissance organique proche de 4 % et par les acquisitions réalisées », commente Gilles Petit, le directeur général, cité dans un communiqué publié le 11 décembre.
RÉDUCTION DE L'ENDETTEMENTCompte tenu d'un excédent brut d'exploitation de 447 millions d'euros (5,5 %), la marge représente 8,4 % des ventes (contre 8,5 % un an plus tôt), « en ligne avec nos prévisions », indique encore ce dernier. Dans le détail, l'EBE de l'activité restauration collective et support services s'élève à 293 millions d'euros (contre 288 millions en 2012/2013), soit une marge de 7,8 % et celui de la restauration de concessions et travel retail à 159 millions (contre 143 millions) dégageant une marge de 10,1%. Enfin, le bénéfice net (part du groupe) d'Elior a été multiplié par plus de 5 à 48 millions d'euros. Côté bilan, le groupe a réduit son endettement de 801 millions à 1,38 milliard d'euros, un niveau qui représente 3,1 fois l'Ebitda (contre 4,9 fois un an plus tôt), un ratio « meilleur que prévu, grâce notamment à la génération de cash », a souligné le directeur général d'Elior lors d'une conférence téléphonique.
PRUDENCE SUR 2014/2015Pour l'exercice en cours, le groupe de restauration anticipe une croissance de son chiffre d'affaires supérieure à 4 %, « dont au moins 2 % de croissance organique », précise le communiqué. Or, dans les documents d'introduction, le groupe indiquait viser au titre des exercices 2015 à 2017 « une croissance organique annuelle moyenne d'environ 3,5 % à taux de change constants » rappelle Reuters. À noter d'ailleurs, que les dirigeants ne modifient pas leurs objectifs pour 2016 et 2017 conformément à ce qui était prévu au moment de l'entrée en Bourse. Enfin, toujours sur l'exercice en cours, Elior table sur un maintien de sa marge d'Ebitda, contre 8,6 % attendus par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. « Alors qu'une baisse des prévisions n'est pas vraiment surprenante compte tenu de l'exposition à la France et à l'Italie et au regard de l'affaiblissement récent de la macroéconomie et des commentaires des concurrents, nous trouvons néanmoins ceci décevant si tôt après l'IPO », commente Barclays dans un mémo. Et le broker de préciser qu'à plus long terme, tout dépendra de la reprise et que la prudence est donc de mise.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Elior tiendra son assemblée générale des actionnaires le 10 mars. Le groupe prévoit de verser un dividende de 0,20 euro par action au titre de 2013/2014.
Leader de la restauration collective en France, en Italie et en Espagne, Elior sert 3,7 millions de repas par jour et compte 17 500 points de vente. Il emploie 105 000 employés dans 13 pays à travers l'Europe, l'Amérique du nord et l'Amérique Latine. PDf