« Les relais de croissance sont notamment le frais et le traiteur dans l’Union Européenne. Le taux de pénétration n’atteint de 50 % à 60 % », explique Christophe Bonduelle. Toutefois l’extension des produits traiteur ailleurs qu’en France n’est pas prévue.
« C’est un métier de recettes. L’étendre au-delà de la France n’est pas à l’ordre du jour. »
Autres perspectives de développement, le redémarrage du foodservice maintenant que la restauration (50 % des débouchés de ce segment pour le groupe) reprend des couleurs après la crise et le développement du marché des conserves à l’Est.
Parmi les possibilités de développement, les Etats-Unis sont déjà cités depuis longtemps. « Un tiers des ventes du Canada sont réalisées à l’export vers les Etats-Unis avec la RHF et sous MDD. C’est un marché très développé en surgelé, notamment à cause du poids de la RHF. La logique voudrait que l’on sécurise ce marché avec un sourcing aux Etats-Unis », explique Christophe Bonduelle. Ces derniers temps en effet, les taux de change n’ont pas été très favorables pour ce courant d’affaires. Reste à savoir si Bonduelle optera pour la croissance externe ou pour une construction d’usine.
Autre zone de développement pour le groupe, le Brésil, où il vient de construire une nouvelle usine et vise 10 % du marché d’ici à trois à cinq ans (contre moins de 2 % actuellement). Une usine est par ailleurs prévue en Ukraine, mais le calendrier du projet n’est pas encore arrêté.
Si la nouvelle usine au Brésil a été construite en vue de prendre position sur un marché naissant, en Ukraine, la problématique consiste plutôt à augmenter les capacités de production pour desservir les pays de l’Est et la Russie, dont les outils industriels sont saturés.
Quant à l’Asie, le groupe ira un jour, c’est sûr. Mais il attend le moment opportun. « Avec 20 % de la population et 10 % des terres cultivables, la Chine est structurellement importatrice de légumes. On mène des essais agricoles en Chine depuis 10 ans pour y aller au bon moment. »
Sur la politique de croissance externe, Christophe Bonduelle reste évasif. « Le taux d’endettement continue à baisser. Nous sommes prêts à financer de nouvelles acquisitions. Nous étudions trois ou quatre dossiers en permanence. Tout est question d’opportunité. Nous souhaitons aussi maintenir l’équilibre 50/50 entre la croissance externe et la croissance organique », se borne-t-il à souligner tout en admettant que « une centaine de fabricants de surgelés en Europe, ce n’est pas raisonnable. On est obligé de continuer à participer à la consolidation. »
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