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Commission européenne Les priorités de la commissaire à l’agriculture désignée (et contestée)

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Mise en œuvre de la réforme de la Pac, réforme du secteur du sucre, mais aussi, si nécessaire, simplification de l’organisation commune du marché des fruits et légumes et adaptations de l’OCM du vin : telles sont les priorités de Mariann Fischer Boel, commissaire européenne désignée à l’agriculture. Avant de prendre ses fonctions, celle-ci sera auditionnée le 6 octobre par la commission compétente du Parlement européen. Sa désignation continue toutefois de provoquer quelques remous.

Le sucre est l’un des derniers secteurs importants ayant besoin d’être réformés. Je lui accorderai une priorité maximale », annonce Mme Fischer Boel en réponse à un questionnaire détaillé élaboré par la commission de l’agriculture du Parlement européen Voir même numéro. « La Commission (actuelle) a adopté un rapport sur la simplification de l’organisation commune du marché des fruits et légumes. En fonction des résultats de la discussion autour de ce rapport, des propositions législatives pourraient être présentées en temps voulu »(4), poursuit-elle. « L’OCM du vin fait actuellement l’objet d’une étude en ce qui concerne la nécessité éventuelle d’une réforme. D’autres adaptations pourraient se révéler nécessaires en temps utile compte tenu de l’évolution générale de la situation », souligne-t-elle également. Abordant les questions budgétaires, la commissaire désignée confirme que « les prévisions de dépenses de la Commission en ce qui concerne la Pac, y compris l’impact des décisions de réforme, indiquent que les plafonds fixés lors du sommet de Bruxelles risquent d’être dépassés à compter de 2007 d’environ 500 millions d’euros, et jusqu’à concurrence d’environ 950 millions d’euros d’ici 2013».

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OGM, cultures énergétiques

Questionnée sur les organismes génétiquement modifiés, Mme Fischer Boel estime qu’« aucun type d’agriculture (OGM ou non) ne doit être exclu à l’avenir au sein de l’UE (coexistence)». « Le défi consiste à permettre aux agriculteurs de choisir entre cultures génétiquement modifiées et cultures non génétiquement modifiées tout en respectant les exigences communautaires en matière d’étiquetage et de traçabilité », ajoute-t-elle. « Nous disposons d’avis scientifiques officiels au niveau communautaire indiquant que de très faibles niveaux de présence accidentelle d’OGM peuvent être tolérés dans des limites réglementaires explicites. La difficulté consistera à établir ces valeurs seuils de manière à concilier notre demande de produits biologiques et conventionnels sûrs et la nécessité pour nos agriculteurs de disposer de suffisamment de semences à des prix compétitifs.» Enfin, abordant la question des énergies renouvelables, la commissaire désignée annonce que, « pour l’heure, il n’est pas envisagé de proposer de mesures complémentaires, la nouvelle prime aux cultures énergétiques (de 45 euros/ha, décidée dans le cadre de la dernière réforme de la Pac) devant d’abord être appliquée».