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Distribution/Consommation Les prix affichés sont faux dans un supermarché sur deux

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Des anomalies ont été constatées dans plus de la moitié des établissements contrôlés (54%) par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) au cours de l’année 2011, révèle celle-ci dans un communiqué. Une enquête pour contrôler la concordance entre les prix affichés en rayons et les prix facturés en caisse de la grande distribution, menée dans 1 269 établissements, essentiellement à dominante alimentaire, équipés d’un système de lecture optique des codes-barres, a montré que le prix facturé était différent du prix affiché pour 7% des articles ayant été vérifiés. En outre, les erreurs étaient défavorables aux consommateurs dans six cas sur dix. Au total, 68 593 articles ont été vérifiés. Une précédente enquête menée en 2008 avait déjà révélé un fort taux d’anomalies (52 % des établissements en infraction et 7, 5 % des produits présentaient des erreurs). Ces irrégularités ont donné lieu à la rédaction de procès-verbaux, d’injonctions de rectifier les dysfonctionnements constatés et de rappels à la réglementation. La DGCCRF entend poursuivre ses contrôles en la matière et sanctionnera systématiquement toute infraction, précise le communiqué. Elle recommande aux consommateurs d’être vigilants à la lecture de leurs tickets de caisse et de se faire systématiquement reverser les trop-perçus. Réagissant à cette information, l’association des consommateurs CLCV, juge que ces irrégularités constatées « ne sont pas le fruit d’un hasard », même s’il est très difficile de prouver que ces erreurs soient intentionnelles, juge Charles Pernin, spécialiste de l'alimentaire à la CLCV. Il n’en pense pas moins que des erreurs ne sont pas seules en cause mais que, « dans un certain nombre de cas, c’est délibérément que l’on facture aux consommateurs un prix supérieur ». Face à ces pratiques, l’association appelle les pouvoirs publics à sévir par exemple en publiant les résultats par enseigne de ces contrôles. À l’inverse, Store Electronic Systems, société française leader mondial de l’étiquetage électronique pour la grande distribution, rebondit à la publication de la DGCCRF pour valoriser les étiquettes électroniques de gondoles (EEG) comme la meilleure garantie de l’intégrité des prix entre les rayons et les caisses. Dans un communiqué, la société fait valoir que celles-ci « offrent la meilleure garantie de l’intégrité des prix entre les rayons et les caisses... prouvée par la progression constante du taux d’équipement de la grande distribution et des ventes de sa société » (+30% pour l’année 2011 et le 1er trimestre 2012).

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