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Céréales Les prix alimentaires mondiaux restent élevés

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Les prix alimentaires mondiaux vont rester très élevés dans les mois à venir, s’inquiète la Banque mondiale, suite à la publication de son rapport trimestriel sur la question. Selon le Conseil international des céréales, la production mondiale de céréales devrait baisser de 5% en 2012/2013 par rapport à la précédente campagne.

Les prix alimentaires mondiaux se sont stabilisés après le record de juillet dernier, affirme la Banque mondiale dans son rapport trimestriel publié le 29 novembre. « Une crise alimentaire mondiale comparable à celle de 2008 semble avoir été évitée alors qu’elle était fortement redoutée cet été », souligne-t-elle.
Par rapport au pic de cet été, les prix alimentaires affichaient au mois d’octobre un niveau inférieur de 5 %, mais ils restaient supérieurs de 7 % à leur niveau de l’année dernière à même époque. Les cours des céréales en particulier sont toujours élevés, supérieurs de 12 % aux niveaux de l’an dernier et très proches des records absolus de 2008, constate la Banque mondiale. Par exemple, le prix du maïs a bondi de 17 % par rapport à octobre 2011 et dépasse de 10 % le pic de février 2011, alors que les prix ont reculé 3 % entre les mois d’août et octobre. Ceux du blé ont progressé de 24% en un an. Dans le même temps, les cours du riz (-7%) et surtout du sucre (-20%) ont chuté.

Récolte en baisse de 5% en 2012/2013

Dans son rapport du 29 novembre, le Conseil international des céréales (CIC) fait le même constat : le marché va rester tendu et les prix élevés. La production totale de céréales pour 2012/2013 est attendue en baisse de 5% par rapport à l’année dernière. Et malgré l’attente d’une contraction de la demande mondiale, pour la première fois en quatorze ans, les stocks céréaliers mondiaux sont attendus en baisse de 45 millions de tonnes (Mt) à 324 Mt. Pour le blé, la hausse des exportations en provenance de la mer Noire ces dernières semaines a permis de limiter l’augmentation des cours. Compte tenu de ces prix élevés, les surfaces mondiales de blé pour 2013/2014 devraient augmenter de 2 %. Pour le maïs, les cours devraient, eux aussi, se maintenir haut, les conditions d’ensemencement étant loin d’être favorables en Amérique du Sud et l’offre restant faible du fait de la sécheresse qui a frappé les États-Unis cet été. « La tendance à des prix alimentaires élevés semble faire figure de nouvelle normalité, pourtant le monde ne peut accepter une telle situation alors que 870 millions de personnes souffrent toujours de la faim », prévient le vice-président de la Banque mondiale Otaviano Canuto.

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