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Marchés céréaliers Les prix des céréales entraînent un rationnement de la demande

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Les cours du maïs en France sont estimés en hausse de 20% en ce début de campagne par rapport à la précédente. Un chiffre dévoilé par une note de conjoncture d’Agreste parue le 24 septembre. Entre les déboires de la production nord-américaine de maïs, en raison d’un climat trop sec, et la baisse des productions de blé de la mer Noire, la situation reste tendue sur les marchés céréaliers en ce début de campagne 2012-2013.

Le rapport stock sur consommation mondial atteint 14% en fin de campagne 2011-2012, soit son plus bas niveau depuis 2003-2004. C’est ce qu’indique une note de conjoncture d’Agreste du 24 septembre. Aux États-Unis, ce chiffre atteint les 6,5%, contre 13,5% en moyenne sur les cinq dernières années, en raison d’une forte baisse attendue de la récolte de maïs. La production mondiale de maïs est ainsi estimée à 838 millions de tonnes (Mt) cette année par le Conseil international des céréales (CIC), contre 875 Mt en 2011-2012, en retrait sur un an, mais qui reste supérieure à la moyenne des cinq dernières années. Sur cette période, 11% de la production mondiale de maïs a été échangé, selon Agreste, la moitié a été fournie par les Etats-Unis, et le tiers par l’Argentine, le Brésil et l’Ukraine. Mais les États-Unis pourraient réduire de 33 Mt leurs exportations, soit d’un tiers par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
 
Des éléments baissiers se profilent cependant
Si, depuis une dizaine d’années, la production d’éthanol à partir de maïs a fortement progressé dans le monde et tiré le marché du maïs, elle semble s’être stabilisée en 2010-2011, souligne Agreste. D’ailleurs, un manque global de ressource en maïs cette année devrait diminuer l’ensemble des utilisations de cette céréale. L’USDA prédit ainsi une baisse de 10% de la production d’éthanol par rapport à 2011-2012, les prix élevés du maïs entraînant une rationalisation de son utilisation. Agreste souligne d’ailleurs que la demande mondiale en maïs pour 2012-2013 pourrait baisser de 7% par rapport à la campagne précédente. Ce recul serait principalement le fait de la Chine, qui a importé exceptionnellement 5 Mt de maïs en 2011-2012, du Mexique et de l’Union européenne. Le centre national chinois d’information sur les céréales et les huiles a ainsi récemment indiqué que le pays ne devrait importer qu’un million de tonnes de maïs en 2012-2013. Autre élément de baisse pour le marché du maïs, un disponible exportable attendu rassurant en Amérique du sud, mais qui n’arrivera sur les marchés qu’en deuxième partie de campagne. Enfin, le document d’Agreste souligne que les tensions sur les marchés céréaliers sont aussi soutenues par un bilan mondial en blé tendre plus serré qu’en 2011/2012. Selon le CIC, la récolte mondiale en 2012 est estimée à 662 Mt, en baisse de 34 Mt par rapport à 2011. Cependant, si les capacités d’exportation en blé tendre de la mer Noire (Russie, Ukraine, Kazakhstan) sont estimées à 21 Mt par l’USDA pour 2012-2013, en baisse de 43% par rapport à l’année dernière, elles restent supérieures aux 13 Mt de 2010-2011.

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