Les prix d’achat des céréales baissent nettement, tout en restant supérieurs à ceux de l’an dernier, note FranceAgriMer dans sa revue mensuelle des marchés des grandes cultures. Les levées et semis affichent un retard d’un demi-mois environ, retard dû à l’humidité des sols et aux intempéries. Les exportations françaises se portent plutôt bien dans un contexte de marché mondial marqué par la demande chinoise qui ne s’adresse, cependant, qu’à l’offre anglo-saxonne. Par ailleurs, les professionnels ont mis en place une « plateforme blé dur » destinée à permettre de mieux profiter des opportunités de marché et à faire progresser des paramètres tels que le taux de protéine. Un taux qui, en ce qui concerne le blé tendre, aurait tendance à régresser.
«Le mouvement à la baisse des prix d’achat des céréales se poursuit et s’accentue très nettement en février », indique une note de FranceAgriMer sur la situation des marchés des céréales en France. Toutes les espèces sont concernées mais la réduction de prix reste relative. Ceux-ci demeurent nettement supérieurs à ceux de l’an dernier à la même époque. Seuls le blé dur et les orges brassicoles de printemps ont des prix inférieurs à ceux de la campagne précédente. Cependant, le « bonus » par rapport à la campagne précédente est, par exemple, passé de 50 euros pour le blé tendre à 33 euros. Ces évolutions n’empêchent pas la répartition des achats entre le ferme et l’acompte de rester inchangée, ce dernier concernant environ 30% des achats. Autour de cette moyenne, les achats fermes concernent 95% du triticale tandis que l’acompte concerne plus de la moitié des transactions en orges fourragères et en avoine. Par ailleurs, la progression des cultures compte une quinzaine de jours en retard sur la moyenne des années précédentes, en raison des conditions climatiques.
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