Les producteurs d'agneaux de Sisteron tentent de s'organiser pour mieux faire coïncider les volumes selon les périodes de production et celles de forte consommation. Pas facile.
Avec 39 100 carcasses écoulées à 6 € le kilo environ contre 5,65 € l'an dernier, avec le label rouge créé depuis 2014, l'IGP (Indication géographique protégée) agneau de Sisteron ne s'est jamais aussi bien portée. L'Organisation de gestion (ODG) veut faire mieux en améliorant la production aux périodes de consommation. L'agneau labellisé doit être abattu entre 70 et 150 jours et peser entre 13 kg et 19 kg. Or, aujourd'hui, l'offre est supérieure à la demande en début d'année après les fêtes (60 % vendus sous label rouge et IGP avec une valorisation supplémentaire de 0,20 €), quand la profession peine à fournir en octobre et novembre (labels valorisés à 1,5€). Les excédents de début d'année s'écoulent hors label. L'ODG, via l'association César, a déjà réussi à combler le déficit sur Pâques. Aujourd'hui, elle tente de mobiliser les éleveurs pour atteindre sur deux mois d'automne une production de 600 bêtes hebdomadaire contre 400 actuellement nécessitant la mobilisation de 2 000 brebis. À ce jour, une dizaine d'éleveurs sur 253 de l'IGP se sont engagés à mobiliser 1 000 brebis (sur 121 000) aidés par les metteurs en marché sur les prix, eux-mêmes tenus par les volumes hebdomadaires programmés contractuellement à l'avance avec la grande distribution. Des coopératives participent à l'opération en transportant également gratuitement les béliers en montagne.
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Produire l'été complexifie la tâche des éleveurs occupés à d'autres activités. Mais cette politique de lissage de la production assure une meilleure valorisation qui a fait baisser le nombre d'agneaux labélisés non vendus à 8 185 unités et les non labellisés à 15 639 cette année.