Les producteurs français de châtaignes viennent de lancer leur syndicat national. Ce regroupement s’avère doublement nécessaire pour une profession qui avance en ordre très dispersé, sur de petites exploitations familiales pour la plupart, mais voudrait bien tirer ses marrons de la future Pac. « On espère bien peser et faire reconnaître la châtaigne en tant que telle : pour le moment notre activité est assimilée à celle de la filière bois », regrette le président du syndicat, Daniel Vernol. « Mais en zone traditionnelle, on est sur des terrains en pente sans alternative: si la châtaigne disparaît, l’homme disparaît avec », ajoute-t-il en insistant sur la dimension patrimoniale de cette activité. Le département de l’Ardèche, le plus productif, assure à lui seul 5 000 à 6 000 des quelque 12 000 tonnes de châtaignes françaises. Un millier de producteurs y sont répertoriés, sur des exploitations de 6 hectares en moyenne donnant 6 à 8 tonnes chacune. Ils devraient être environ 800 à rejoindre le syndicat (lui-même membre de la FNSEA), surmontant ainsi la défiance qui oppose de longue date ceux du Sud-Est traditionnel à ceux du Sud-Ouest, où les vergers anciens sont délaissés au profit de nouvelles plantations mécanisées.
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