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Space Les producteurs de lait incités à baisser leur coût de production

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Dans un contexte difficile pour les producteurs laitiers, toutes les idées sont bonnes à prendre pour tenter d’atténuer les effets néfastes des prix bas. C’est pourquoi, c’est plus particulièrement du côté des coûts des facteurs de production que l’Institut de l’élevage a choisi se s’arrêter, jeudi 17 septembre, au Space à Rennes.

A en croire la foule qui s’entassait aux portes de la minuscule salle réservée à la conférence organisée par l’Institut de l’élevage, le 17 septembre, au Space, la crise du prix du lait suscite l’intérêt du plus grand nombre. Plus encore, ce sont les solutions à apporter aux producteurs qui font l’objet de toutes les attentions. Et notamment la réduction des coûts de production dans les ateliers laitiers.
Selon Benoît Rubin de l’Institut de l’élevage, « le prix du lait est déterminé en grande partie par la politique interne du pays : le soutien de la demande par exemple, la protection aux frontières ou encore la règlementation. » Or, le producteur peut néanmoins agir à l’échelle micro-économique sur le prix de revient. Car si l’on en croit une étude menée par l’Institut, les écarts de charges peuvent s’avérer très conséquents selon les exploitations, surnommées tantôt « économes », tantôt « dépensières ». On a pu constater que l’amortissement constituait, pour certaines exploitations, une source importante de charge. Or, en y regardant de plus près, il s’agit pour la plupart de jeunes exploitations. L’achat de matériel et son coût pour l’exploitant est donc un passage obligé en début de parcours. Néanmoins on constate par exemple que le recours à une faible délégation du travail au sein d’une exploitation n’est pas génératrice d’économie, bien au contraire. Au contraire, un partage fort des activités est un élément positif pour l’exploitation. Autres aspects importants à noter après examen attentif d’un sondage, de nombreux agriculteurs auraient aussi réussi à réduire leurs charges de mécanisation en agissant sur des leviers tels que les engrais ou encore l’achat de concentrés. Ils ont également su ajuster leurs coûts de mécanisation (carburants, lubrifiants, frais matériel, travaux par tiers etc.) à leurs besoins réels en calculant le rapport coût/temps. Différentes pistes de réflexion qui constituent une aide précieuse pour améliorer tant que faire se peut le revenu.

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