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Les producteurs laitiers fermiers s’adaptent face aux difficultés

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« Une forte adaptabilité mais certains ne peuvent éviter la casse ! », résument dans un communiqué du 11 mai les producteurs laitiers fermiers au travers de leur association nationale, l’ANPLF. Touchés de plein fouet par la crise du Covid-19, ces producteurs laitiers fermiers ont en effet su s’adapter dans l’urgence mais ne peuvent éviter toutes les pertes.

Selon un sondage représentatif réalisé par le syndicat, ils sont 39 % à avoir développé un ou plusieurs nouveaux modes de commercialisation depuis le début de l’épidémie. La livraison à domicile a ainsi connu un « développement spectaculaire ». Les magasins de producteurs et les Amap se sont également très fortement développés.

L’adaptation des volumes de production a été un levier actionné par 46 % des producteurs laitiers fermiers pour répondre au mieux à la demande. Ceux dont le mix produit le permettait ont augmenté leurs fabrications de yaourts ou de beurre, très demandés par les Français pendant le confinement. D’autres ont privilégié la fabrication de fromages de garde leur permettant de reporter la vente grâce au stockage.

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Malgré ces efforts, 44 % des exploitations rapportent un chiffre d’affaires en baisse d’au moins 20 %. Et 23 % ont vu leurs ventes diminuer de moitié . « Les pertes de chiffre d’affaires subies pendant la crise ne seront pas rattrapées sur les mois qui suivront » prédit l’ANPLF. Car il est évident que leurs clients ne vont pas rattraper leur consommation de fromages ».

Aussi, le syndicat demande la mise en place de mesures de soutien au secteur. « Des annulations de charges et des prêts de trésoreries à taux 0 ou à très faible taux seraient les seules mesures adaptées, si l’on souhaite réellement permettre à ces entreprises et leurs salariés de survivre à la crise », assure-t-il. Et pour les producteurs ayant perdu plus de 50 % de chiffre d’affaires, l’ANPLF souhaite « un suivi spécifique par des comités régionaux […] des producteurs en grande difficulté ».

23 % des exploitations ont vu leurs ventes diminuer de moitié