Les experts agricoles européens (Comité spécial agricole) ont entériné, le 6 avril, à la majorité qualifiée les nouvelles normes de commercialisation pour la viande de volaille et les produits préparés à base de volaille. Cet accord négocié par la présidence tchèque prend à contre-pied les positions britanniques.
Londres n’a pas obtenu gain de cause dans la défense des brochettes de volaille fabriquées à partir de poulet brésilien congelé avant d’être commercialisé comme des « produits frais ». L’accord que les ministres européens de l’agriculture devraient adopter à la majorité qualifiée, sans débat, lors d’un prochain Conseil, prévoit en effet que les produits transformés à base de volaille préalablement congelée ne pourront plus être vendus avec la mention produits frais comme cela se faisait jusqu’à présent. Une modification dénoncée violemment par le président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, le Britannique Neil Parish, qui estimait que celle-ci allait entraîner la « disparition du barbecue traditionnel ». Toutefois, afin de donner satisfaction à l’Allemagne et à la Finlande, pays qui formulaient eux aussi des réserves à l’égard de cette modification, elle ne s’appliquera pas le 1er janvier 2010 comme initialement prévu, mais le 1 er avril 2010. Il s’agit d’une période transitoire importante étant donné qu’il s’agit de produits qui par définition ont une courte date limite de consommation.
Définition de la viande de volaille inchangée
Le Parlement européen devrait se prononcer définitivement dans les prochaines semaines. D’ores et déjà, contre l’avis de son président, Neil Parish, la commission de l’agriculture de l’Assemblée a adopté une position proche de celle de la majorité des Etats membres. Et donc favorable à une bonne information des consommateurs.
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Par ailleurs, les normes de commercialisation de la viande de volaille ne vont finalement pas concerner la définition du produit qui devrait rester « viande de volaille destinée à la consommation humaine, qui n’a subi aucun traitement autre que par le froid ». Tant les experts des Etats membres de l’UE que les eurodéputés agricoles refusent le projet de la Commission européenne visant à supprimer la référence à tout traitement chimique. Cette nouvelle définition avait été formulée dans un premier temps par Bruxelles pour ouvrir à la voie à l’autorisation, dans la Communauté, du poulet chloré américain.