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Office des viandes Les professionnels claquent la porte du conseil de direction

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17 millions d’euros de gel budgétaire, c’est trop ! C’est ce que les organisations d’éleveurs, d’industriels et de coopératives ont fait savoir le 23 juin en quittant la séance du conseil de direction de l’Office des viandes. Le ministère des Finances avait décrété un gel des crédits de l’ordre de 17 millions d’euros sur un budget 2005 de 237 millions dont 110 millions devaient être affectés lors de cette séance. Ce geste des professionnels marque une situation où l’Office des viandes vit une période difficile sur le plan budgétaire, ce qui, selon la FNB (Fédération nationale bovine), retarde le paiement de bon nombre de crédits pour la modernisation des exploitations.

Plus qu’une impulsion, la décision prise par tous les syndicats professionnels (éleveurs de bovins, d’ovins, de porcs, de volailles, jeunes agriculteurs, coopératives, industriels et commerçants) correspond au point d’orgue d’un ras-le-bol face aux difficultés financières de l’office des viandes.

Les aides bâtiment d’élevage qui traînent

La FNB (Fédération nationale bovine) expliquait ensuite lors d’un point presse que bon nombre d’aides à la modernisation se trouvaient retardées. Il en est ainsi des aides à la modernisation des bâtiments d’élevage, notamment les compléments décidés fin 2004 pour les éleveurs adhérents d’une association de producteurs. Refusant de participer au vote pour l’affectation de 110 millions d’euros, les professionnels empêchent, de ce fait, les pouvoirs publics d’affecter ces crédits. S’ils s’étaient contentés de voter non, le gouvernement n’auurait pas été gêné puisque le conseil de direction n’a qu’un rôle consultatif. Cependant, selon le directeur de l’Ofival, ce blocage financier ne devrait pas avoir de conséquence immédiate sur les lignes de crédit concernées : la plupart seraient déjà pourvues ou bien à paiement différé (bon nombre de dépenses d’aujourd’hui ont été programmées l’année précédente ou encore l’année d’avant). En revanche, un nouveau blocage lors du conseil de direction des 28 et 29 septembre poserait un réel problème de paiement.

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Visibilité réduite

De fait, l’Ofival n’a aujourd’hui qu’une visibilité réduite sur le plan financier, ne recevant qu’au coup par coup ses crédits de l’État. Comme pour d’autres offices, la trésorerie est mise à mal par des prélèvements et gels répétitifs. L’Office des viandes doit même verser 1 million d’euros pour financer l’Onic au titre du registre parcellaire graphique ! Après leur action d’éclat, les représentants professionnels ont demandé à être reçus par le ministre de l’agriculture ainsi que par le conseiller technique du premier ministre. Objectif : régler la question des 16 millions d’euros gelés par le ministère des Finances.