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Propositions syndicales Les propositions de la Confédération paysanne pour sauver l’élevage

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Lors d’une conférence de presse le 16 octobre, la Confédération paysanne a annoncé un plan pour redresser l’élevage français. Si les détails de ce projet ne sont pas encore connus, les grandes lignes sont déjà tracées : meilleure répartition des aides et garantie de prix rémunérateurs.

Pour « sauver l’élevage », la Confédération paysanne « va envoyer une lettre ouverte à l’ensemble de la filière élevage ainsi qu’à l’ensemble des élus ruraux ». C’est ce qu’a annoncé le 16 octobre Gérard Durand, secrétaire général du syndicat agricole, avant de prévenir que « d’autres initiatives suivront ». La situation est en effet urgente, tant pour les éleveurs de porcs, de bovins viande et de volailles, que pour les producteurs de lait, estime-t-on à la confédération. « Il y avait 90 000 points de collecte laitière en 2009, en août 2012 il n’y en a plus que 64 000 », a, par exemple, alerté Gérard Durand. Si les détails de son plan pour sauver l’élevage n’ont pas encore été précisés, la Confédération paysanne assure que pour maintenir le renouvellement des générations et la production dans l’élevage, la filière a besoin de visibilité, de prix rémunérateurs, et d’aides européennes mieux réparties. « En grande culture, les subventions européennes oscillent entre 50 et 70 € de l’heure, alors qu’en élevage, l’aide européenne oscille entre 5 et 7 € de l’heure», illustre Gérard Durand. La Confédération paysanne demande également à ce que l’agriculture et l’alimentation sortent de la réglementation de l’OMC ainsi que la fin des marchés à terme pour éviter la spéculation sur les matières premières. Le syndicat milite aussi pour une politique fiscale et d’installation qui encourage la création de petites fermes et mette un frein à la concentration.

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