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Les propositions de la filière agroalimentaire dans le cadre du Pacte productif

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Ania, FNSEA et Coop de France partagent le même diagnostic des maux de la filière agroalimentaire et font des propositions communes pour retrouver la compétitivité, encourager l’investissement et atteindre le plein-emploi d’ici 2025.

Comme ils l’avaient déjà fait pour dresser le diagnostic de la filière agroalimentaire avant les États généraux de l’alimentation, l’Ania, la FNSEA et Coop de France font à nouveau cause commune. Cette fois-ci, il s’agit de présenter les demandes de la filière dans le cadre du Pacte productif annoncé en avril pour Emmanuel Macron. Ce pacte « vise à atteindre le plein-emploi d’ici 2025 et à accroître la part de PIB de l’industrie et l’agriculture pour atteindre 15 % en 2025 et 20 % à horizon 2030 », comme le précise le ministère de l’Économie. L’un des cinq volets concerne l’agroalimentaire.

Comme l'on rappelé les trois organisations syndicales réunies le 1er octobre à Paris, le secteur agroalimentaire subit une perte de compétitivité par rapport à ses concurrents européens. « Pour la première fois, l’agriculture et l’agroalimentaire français sont déficitaires dans leurs échanges avec les autres pays de l’Union européenne », a souligné Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (Agra Alimentation du 13 juin 2019).

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Les entreprises doivent retrouver le chemin de la compétitivité en agissant sur plusieurs leviers. Il faut faire entrer en vigueur l’article 44 de la loi Egalim qui interdit de mettre sur le marché un produit qui n’est pas manufacturé selon les règles en vigueur en Europe, ce qui permettrait de protéger le marché français d’importations meilleur marché encouragées par la grande distribution. Autre solution : prendre des mesures pour encourager les investissements dans les outils de production souvent vétustes, en baissant par exemple le seuil d’accès aux financements publics, et en accélérant les procédures administratives.

Quant à l’objectif de plein emploi pour 2025, les trois organisations recommandent d’amplifier les allégements de charges sur les salaires, de faciliter l’intégration des travailleurs étrangers et des migrants et d’encourager la mobilité des travailleurs. « Encore trop d’offres d’emploi restent non pourvues », a déploré Richard Girardot, le président de l’Ania. « Au cours du 1er semestre 2019, 16 % des emplois ne trouvent pas preneur », ajoute Dominique Chargé, président de Coop de France. Richard Girardot insiste notamment sur l’inadaptation de la taxation des contrats courts pour l’agroalimentaire dont la demande de saisonniers est structurelle.