Le 13 septembre, la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) a présenté vingt propositions pour les États généraux de l’alimentation. Elles sont réparties en quatre chapitres : restauration collective, transition agricole, santé des populations et qualité de l’alimentation. Sur la restauration collective, FNH a trois propositions : atteindre 50 % d’aliments durables (bio, labélisés, locaux) d’ici 2022 (dont 30 % en bio), mettre en place une prime à la conversion pour les restaurants collectifs passant en bio, s’appuyer sur la démarche « Mon restau responsable » pour développer les synergies locales. Sur la transition agricole, l’association a trois propositions : préserver les sols en portant une loi française foncière, en soutenant une directive UE sur les sols et en créant un conservatoire de terres agricoles, promouvoir l’économie circulaire agricole qui exclut peu à peu tout contaminant chimique dans l’ensemble de la chaîne de production et orienter les aides publiques (dont la Pac) vers des systèmes agroécologiques.
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Pour la santé des populations, FNH a quatre propositions : réduire l’usage agricole des pesticides de 50 % d’ici 2025, soutenir les alternatives (biocontrôle et préparation naturelle peu préoccupante), séparer les activités de vente et de conseil des produits phytos, refuser le renouvellement du glyphosate auprès de l’UE. Enfin, sur la qualité de l’alimentation, l’association demande sept points : appliquer le principe de précaution pour l’utilisation de certains composants (perturbateurs endocriniens, nanoparticules, pesticides, OGM…), soumettre les OGM cachés (plantes issues des New Plant Breeding Techniques) à la réglementation européenne sur les OGM, promouvoir un plan protéines durables en France, étiqueter les produits d’animaux nourris aux OGM, améliorer les conditions de vie des animaux d’élevage, interdire d’ici 2022 l’interdiction de vente d’œufs pondus par des poules élevées en batterie.