– Confédération paysanne : « Non-conforme au Grenelle »
Dénonçant de « graves lacunes », la Confédération paysanne estime que le texte est « non-conforme aux engagements du Grenelle », notamment sur l’absence de définition claire du « sans OGM » source de « contentieux multiples ». Le syndicat dénonce également les critères de responsabilité qui « ne garantissent aucunement une réparation véritablement à la hauteur des préjudices multiples auxquels sont et seront confrontés les producteurs et les transformations en aval ».
– Coordination rurale :« De nombreux conflits en perspective »
« Amèrement déçu » par la politisation du débat OGM, François Lucas, le président de la Coordination rurale dénonce une loi qui est « faite pour ouvrir la porte aux OGM en demandant aux producteurs non-OGM de s’écarter ». « On verra vite sur le terrain les carences du texte », estime-t-il, prédisant de nombreux conflits entre agriculteurs, entre agriculteurs et leurs clients et avec les associations écologistes.
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– Gnis (semenciers) : « Rédiger rapidement les décrets »
Estimant que la loi adoptée respecte les conclusions du Grenelle, les professionnels des semences et de la protection des plantes (Gnis, Oléosem, Seproma, UIPP) demandent que les décrets d’application soient rédigés « rapidement » et « permettent de développer un équilibre » entre chaque mode de culture, qu’il soit OGM, conventionnel ou biologique.
– Ecologistes : « poursuivre au niveau européen »
« On est à mille lieux de la loi d’apaisement et de protection que nous appelions de nos vœux », estime Greenpeace. Pour l’organisation écologiste, il convient désormais de faire en sorte que les décrets d’application soient le plus précautionneux possible et qu’une révision complète des procédures d’autorisation au niveau européen soit initiée. Un discours partagé par France Nature Environnement, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot qui, dans un communiqué commun, appellent à poursuivre le débat au niveau européen et se disent « satisfaites que le gouvernement ait demandé l’inscription de ces questions à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres de l’Environnement de l’Union européenne, le 5 juin 2008 ».