Parti socialiste : « le Grenelle remis en cause »

« La majorité au Sénat a fait délibérément le choix d’une agriculture intégralement dépendante des OGM », réagit le 17 avril le Parti socialiste dans un communiqué co-signé par Germinal Peiro (secrétaire national à l’agriculture) et Béatrice Marre (secrétaire nationale à l’environnement). « Alors que la très grande majorité des Français s’oppose à la généralisation des OGM, alors qu’une pétition pour le maintien de l’amendement 252 a recueilli plus de 22 000 signatures en moins de 10 jours, (…) la majorité fait sciemment un choix totalement opposé à la volonté populaire », estime le PS. « La majorité UMP porte aujourd’hui la responsabilité politique de la remise en cause des promesses faites lors du Grenelle de l’environnement », conclut-il

Verts : « lancer une commission d’enquête »

Les députés et sénateurs Verts ont déposé une demande de création de commission d’enquête afin de faire « toute la lumière » « sur les liens éventuels pouvant exister entre députés, sénateurs et groupes politiques du Parlement d’une part » et entreprises semencières d’autre part. La demande a été déposée le 16 avril sur le bureau des deux assemblées.

Pour les Verts, les arguments développés par les parlementaires de la majorité, « ressemblent de façon troublante aux positions que défendent les firmes fabriquant ou commercialisant les plantes génétiquement modifiées ».

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Confédération paysanne : « une marge de manoeuvre réduite »

« La loi bouclée par le Sénat met en place le conflit sur les territoires. La seule modification a été de dénaturer le sens du “sans OGM” contenu dans l’amendement Chassaigne pour le ramener vers le seuil de 0,9% de contamination », dénonce la Confédération paysanne dans un communiqué. Le projet de loi OGM, « première concrétisation du Grenelle de l’environnement marque une rupture certaine avec ce processus de concertation dont les conclusions voulaient préserver une agriculture et une alimentation sans OGM, de qualité et de terroir », estime le syndicat. Il ajoute que « les décisions du Sénat montrent la distance entre parlementaires et citoyens » et que « la procédure parlementaire a été au service d’une stratégie partisane qui laissera une marge de manœuvre très réduite pour l’ultime examen de la loi à l’Assemblée nationale ».

Greenpeace : « le pire a été évité mais… »

Pour Greenpeace, le texte voté au Sénat, « au terme d’un débat court-circuité », « ne protégera pas l’agriculture française de la contamination généralisée » par les OGM. « En revanche, ajoute Greenpeace, le pire a été évité concertant les amendements 252 (Chassaigne) et 112 (Grosdidier) ; ils ont été complétés par une formule obscure supposée rendre le dispositif “conforme” au droit européen ». Pour Greenpeace, l’amendement Bizet « n’apporte absolument rien, puisque le sans OGM n’est pas plus défini par la réglementation européenne qu’il est par le projet français… Il ne vide donc pas non plus de son sens l’amendement Chassaigne. Il risque juste de compliquer les choses et d’ouvrir la voie à de nombreux contentieux ». L’organisation écologiste s’inquiète d’une « possible manœuvre » visant à la suppression des amendements 252 et 112 de l’article 1 lors de la seconde lecture à l’Assemblée ».