« La protection des sites d’essais d’OGM doit être poursuivie », estiment les semenciers« La protection des sites d’essais doit être poursuivie », estiment la Confédération française des semenciers (CFS), le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) et l’Union des industriels de la protection des plantes (UIPP), dans un communiqué commun. Déplorant les violences survenues le 5 septembre sur un site d’essais, la « plate-forme OGM » estime toutefois qu’elles sont « la conséquence logique du comportement fanatique de ces extrémistes qui n’ont pas jugé utile d’écarter les enfants lors de leur tentative de passage en force ».
Quatre directeurs (Inra, CNRS, Cirad, IRD) condamnent les destructions d’essais d’OGM Les dirigeants de quatre organismes publics de recherche (Inra, CNRS, Cirad, IRD) ont condamné la destruction des essais OGM via un communiqué le 3 septembre. Mais en même temps ils ont appelé « au dialogue, sans violence, dans le respect des positions des uns et des autres. » « Les essais en plein champs de plantes génétiquement modifiées sont décidés avec parcimonie, dans la transparence et le respect de réglementations strictes », écrivent les quatre signataires. « Ils contribuent ainsi à l’expertise nationale, et à sa mobilisation dans des conditions d’indépendance ».
APCA : « Il faut amplifier la recherche française en biotechnologie »
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« La recherche en biotechnologies végétales doit être soutenue pour préserver le potentiel d’innovation en France et pour disposer des informations nécessaires tant pour les agriculteurs, que pour l’ensemble des citoyens (...) et les pouvoirs publics », souligne l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) suite à son conseil d’administration du 8 septembre. « On ne peut s’opposer à tout essai en plein champ sur les OGM, tout en invoquant des arguments scientifiques que ces expérimentations pourraient étayer », explique Luc Guyau, président de l’APCA.
60 blessés sur 600 manifestants, selon les faucheurs volontaires
Le mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) a recueilli plusieurs témoignages des incidents survenus lors de l’affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants pendant l’action de fauchage de Auch, le 5 septembre dernier. Selon Pascal Pavie, viticulteur membre de la Confédération paysanne et Pol Veillerot, enseignant membre d’Attac, « il s’avère que certaines personnes ont été criblées d’éclats divers : plastique, grenages assourdissantes, mais aussi pour quelques cas d’éclats métalliques, ce qui sous-tendrait l’emploi éventuel de grenades offensives... Quant aux deux blessés dans les forces de l’ordre, ils l’ont été lors de leur première charge par l’usage des grenades tirées de leurs propres rangs. Pour notre part, nous certifions avoir constaté de nos yeux l’emploi de l’hélicoptère de la gendarmerie comme poste de tir de certaines munitions : des grenades ont bien été tirées de l’appareil, qui survolait la manifestation à basse altitude. Enfin, nous avons vu des tirs tendus de projectiles sur des manifestants qui s’enfuyaient». Ces témoins estiment à 60 le nombre de blessés sur 600 manifestants.