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Les recherches sont lancées sur les contaminants microbiens dans les nouveaux ingrédients végétaux

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Il existe des lacunes dans les connaissances actuelles sur les risques microbiens de certains ingrédients contenus dans les aliments végétaux. Crédits : © bigfatcat_-_pixabay

Un consortium public-privé coordonné par le centre de R&D privé NIZO food research (1), va étudier les potentiels risques des contaminants microbiens dans les aliments végétaux transformés.

Dans un contexte de popularité croissante des aliments végétaux et alors que de nouveaux ingrédients font régulièrement leur entrée dans les formulations, garantir leur qualité et combler certaines lacunes sur les contaminants microbiens qu’ils pourraient contenir est primordial. Le géant néerlandais de la recherche et développement en agroalimentaire Nizo Food Research a donc réuni un consortium (1) public et privé autour d’un vaste projet de recherche prévu pour durer plusieurs années.

Dans le cadre du projet, les participants vont se pencher sur les « risques pour la sécurité et la qualité des aliments des contaminants microbiens dans des produits alimentaires à base de plantes, tels que les laits végétaux », explique Nizo dans son communiqué du 28 février 2023. Au total, ce sont plus de 80 ingrédients qui seront passés à la loupe. « De nombreuses protéines végétales proviennent de cultures proches du sol et peuvent être contaminées par un large éventail d'organismes. Ceux-ci peuvent par exemple inclure des bactéries sporulées qui arrivent à survivre à des traitements thermiques. » Mais des microbes peuvent aussi être introduits lors des étapes de la récolte, du stockage ou de la fabrication des protéines végétales. Selon Nizo, cela complique la mise au point de traitements efficaces et la formulation de produits stables, ainsi que l’élaboration d’une réponse rapide en cas de contamination microbiologique dans les produits finis.

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Créer de meilleurs modèles prédictifs

Grâce à ce projet, le consortium espère tout en garantissant la sécurité alimentaire, réduire le gaspillage alimentaire. « Nous devons minimiser les rappels de produits pour éviter le déclassement ou la destruction d'aliments de valeur », affirme Robyn Eijlander, experte en microbiologie et chargée du projet chez Nizo. Ces recherches devraient fournir des informations sur les microbes communs aux ingrédients à base de plantes, leur capacité à survivre à la transformation et le risque de croissance et de production de toxines dans les aliments contenant ces ingrédients. Citant des « lacunes » dans les connaissances actuelles sur les risques microbiens de nombreux ingrédients végétaux, Nizo veut créer « de meilleurs modèles prédictifs pour évaluer le risque et identifier les points de contrôle critiques ». Dans un deuxième temps, ces modèles seront mis à l’épreuve au cours de tests sur des produits réels et seront utilisés pour définir des « solutions à long terme pour la prévention de la détérioration microbiologique ou des problèmes de sécurité ».

 

  1. Outre NIZO food research (coordinateur), ce consortium regroupe deux universités de pointe aux Pays-Bas, Wageningue et la HAS Green Academy, et plusieurs entreprises tel que le français Bel, la coopérative danoise Arla Foods, le chinois Yili, l’américain HP Hood, les coopératives néerlandaises FrieslandCampina et Cosun, mais aussi l’américain Ripple Foods, The Coca-Cola Company, SPX FLOW, ou encore Tetra Pak. Le projet est financé par Topsector Agri & Food, le groupement néerlandais de recherche qui rassemble des entreprises, des chercheurs et le gouvernement.