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Développement rural Les régions d’Europe veulent avoir leur mot à dire sur leur développement

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Les régions et municipalités rurales ne peuvent plus se contenter d’être des co-financiers des programmes de développement rural. Elles veulent aussi être co-décisionnaires. C’est en tout cas ce que réclame le Comité des régions de l’UE (CdR).

Lors d’un congrès organisé fin octobre à Varsovie par le Comité des régions de l’UE et l’Union des communes rurales de Pologne, le socialiste français Michel Delebarre, président de la commission du CdR pour la politique de cohésion territoriale, a porté un jugement très positif sur la proposition de la Commission européenne de créer, pour la période 2014-20120, un « cadre stratégique commun » pour tous les principaux Fonds structurels qui permettra d’assurer une véritable coordination entre le développement rural et la politique de cohésion (1).
« Nous avons encore quelques doutes sur le rôle que les autorités régionales peuvent obtenir pour les contrats de partenariat » négociés dans ce cadre, a toutefois remarqué, de son côté, la présidente du CdR, Mercedes Bresso (Italie). « Les régions et municipalités rurales ne peuvent plus se contenter de n’être pas que des co-financiers qui ne jouent pas un rôle actif dans la fixation des priorités et la mise en œuvre des politiques. Elles seules sont capables de diriger les financements là où cela est nécessaire, en tenant compte des conditions agricoles et environnementales de chaque région ».

20 % des fonds pour les développement économique et social

La présidente du Comité des régions européen a également estimé que la proposition de la Commission d’accorder aux Etats membres une plus grande flexibilité pour l’allocation des crédits du Fonds européen de développement rural (Feader) risque de se traduire par une « nationalisation rampante » de cette politique et diluer son objectif initial.
De plus, alors que Bruxelles suggère de consacrer au moins 25 % des dépenses du Feader à la protection de l’environnement, Mme Bresso a suggéré que, « par exemple, 20 % des financements disponibles puissent être alloués à la promotion de l’inclusion sociale, à la réduction de la pauvreté et aux développement économique » (2).
Les participants au congrès sur le développement rural ont adopté la « déclaration de Varsovie » qui insiste sur l’importance d’une prise en compte des besoins des zones rurales et d’un équilibre entre politiques de la ville et politique rurale. Ils appellent à un renforcement des liens entre zones rurales et urbaines afin de développer une approche territoriale plus intégrée.

(1) Voir n° 3319 du 10/10/11
(2) Voir n° 3320 du 17/10/11

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