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Obésité Les régions européennes plaident la coopération avec l’industrie agroalimentaire

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Engagement des régions européennes, éducation alimentaire dès le plus jeune âge et coopération avec l’industrie agroalimentaire. Telles sont les principales recommandations de l’avis du Comité des Régions de l’UE (CdR) qu’il vient d’adopter en guise de contribution à la lutte contre l’obésité et la surcharge pondérale, préconisée par le Livre Blanc de la Commission européenne.

Estimant nécessaire de s’opposer à la culture de l’industrie alimentaire, « un piège qui a transformé le plaisir de l’alimentation en un choix entre aliments gras et sucrés d’une part et régimes restrictifs de l’autre », le rapport de Mario Magnani Vice-président du Conseil régional du Trentin Haut-Adige/Tyrol du Sud (Italie)., adopté le 7 février par le Comité des Régions de l’UE, encourage l’industrie agroalimentaire à développer « sur une base volontaire ou avec la coopération des associations de consommateurs », des codes de comportement vertueux et à reformuler l’apport calorique et nutritionnel des aliments qu’elle produit. « Des incitations, notamment économiques », pourraient être proposées aux industries qui décident de s’engager dans cette direction. Le CdR estime indispensable de créer des alliances entre les décideurs en matière de santé, d’économie, d’agriculture, de sport et de politiques sociales ainsi qu’avec des producteurs, des distributeurs, des détaillants et des consommateurs. Le rapport de Mario Magnani invite les régions et collectivités locales européennes à proposer des « alternatives saines » aux mauvaises habitudes alimentaires en informant les citoyens sur les bonnes pratiques à suivre sur le plan alimentaire. Il recommande également l’organisation d’ "une rencontre annuelle entre les régions pour favoriser l’échange d’expériences et pour déterminer le modèle le plus efficace" afin de lutter contre l’obésité. Outre la pratique des sports, il préconise aussi une éducation alimentaire dès le plus jeune âge pour apprendre à se nourrir de façon équilibrée. L’avis du CdR se dit convaincu que le monde des médias pourrait être associé, selon différentes formes de partenariat, à des campagnes d’éducation alimentaire et à l’adoption de codes d’autorégulation sur la publicité « nocive ».

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Des consommateurs mieux informés

Le rapport de Mario Magnani estime fondamental que les consommateurs soient mieux informés de l’impact sur leur santé de leur alimentation et de leur mode de vie et souligne qu’ils doivent « être protégés contre les messages publicitaires trompeurs ou tout au moins insidieux ». L’UE pourrait faire appel dans cette optique aux compétences scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) en ce qui concerne par exemple la composition de certains aliments, de l’utilisation d’additifs ou de la véracité des messages publicitaires et informations communiquées au moyen de l’étiquetage. Le rapport adopté demande à la Commission européenne de prévoir, lors de la prochaine période de programmation financière, un budget spécifique, utilisable dans le cadre des Fonds structurels, pour la réalisation des recommandations énoncées par les représentants des Régions européennes.