Les vins rosés français progressent sur les marchés britannique, néerlandais et belge, selon une étude réalisée en 2007 et présentée par Viniflhor à l’occasion du salon Sitevi qui s’est tenu à Montpellier du 27 au 29 novembre. Ces vins contribuent à maintenir une forte présence des vins français hors frontières.
Les interprofessions des régions productrices de rosés (Inter Rhône, Inter Loire, CIV Provence, CIV Languedoc) et Viniflhor ont voulu connaître le positionnement de l’offre française et ses perspectives de développement sur ses trois principaux marchés – Royaume-Uni, Belgique et Pays-Bas – qui totalisent 70 % des exportations françaises.
Au Royaume-Uni, les rosés progressent dans la consommation (7 % en 2006) au détriment des autres couleurs. Tous les pays fournisseurs sont en croissance mais les Etats-Unis vendent plus de la moitié des rosés. 11 marques dont 7 américaines concentrent la moitié du marché (20% pour Gallo à elle seule). « Parmi les vins français, les vins de pays profitent le plus de la croissance en doublant leurs ventes en 4 ans », précise Viniflhor. La demande est structurée par le nom des cépages qui constituent plus de 80 % de l’offre (mondiale) au Royaume-Uni. Le prix moyen des vins rosés en grande distribution est de 3,94 £/bt. Les opportunités sont réelles sur ce marché difficile. Mais il est indispensable de prévoir des budgets marketing et de promotions. Une bannière « rosés de France » aurait certainement un fort potentiel.
Pays-Bas : fort potentiel mais à prix bas
Aux Pays-Bas, les rosés en croissance constituent 13 % des volumes de vin consommés. La France, premier fournisseur, résiste bien aux pays tiers (Afrique du Sud notamment) et à l’Espagne. La grande distribution domine la vente au détail (71 % des volumes). Les Pays-Bas sont un marché de prix bas, la moitié des ventes de rosé se fait à moins de 2,50€/bouteille. Une partie de l’offre française dominée par les vins de table et vins de pays mais les AOC progressent passant en 4 ans de 30 à 40 %. L’Anjou est la seule « marque nationale » face aux marques de distributeurs et aux marques exclusives. Le marché néerlandais a un fort potentiel mais à prix bas.
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Sur le marché belge, la consommation de rosés, plus développée, a progressé de plus de 10 % en 2006 et représente13 % des volumes. La France reste le fournisseur privilégié (61 % des volumes), mais ses parts de marché sont grignotées par l’Italie et l’Espagne, selon l’étude. Les AOC, en progression, constituent en 2006 la moitié des volumes de rosés français. La moitié des ventes se fait entre 2 et 5 €/bouteille avec 30 % de vin en promotion. Les grandes marques privées ont du mal à s’implanter mais les noms d’AOC sont perçus comme des marques.
« Les rosés, dans leur diversité, devraient être un pôle de résistance à l’érosion générale de l’hégémonie des vins français », conclut Viniflhor.