Travailler en synergie pour faciliter le renouvellement des générations en agriculture : tel est l’objectif du partenariat conclu entre l’APCA et la FNSafer, formalisé le 28 février au Salon de l’agriculture par la signature d’une convention nationale par les présidents des deux entités.
Guy Vasseur, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et Emmanuel Hyest, président de la Fédération nationale des Safer (FNSafer) étaient unanimes, le 28 février, lorsqu’ils apposaient leurs signatures au bas de la convention nationale qui officialise le partenariat des deux organismes : il faut unir les forces pour œuvrer ensemble en faveur de l’installation en agriculture.
La convention cadre signée officialise le lancement d’un projet d’action commun destiné à faciliter la transmission pour les agriculteurs qui quittent le métier et l’installation des jeunes. « La démographie agricole est inquiétante, témoigne Emmanuel Hyest, il y a une vraie préoccupation de stabiliser la population ». Et puisque avec le contexte de crise qui perdure, le métier perd encore en attractivité, autant faciliter les démarches de ceux qui sont attirés par la profession. La convention nationale doit donc être un outil pour « favoriser l’installation d’agriculteurs sur des exploitations viables, pérennes et transmissibles », précise le texte.
Des interactions concrètes
Concrètement, la FNSafer contribuera à l’alimentation de l’Observatoire de l’installation, dont les chambres se sont vu confier la mission, « un répertoire commun de porteurs de projet sera alimenté » et les Safer seront associées aux Points Accueil Installation (PAI). Un dialogue constant sera établi entre les chambres et les Safer pour mieux accompagner les candidats à l’installation, expliquent les deux présidents. Ainsi, on peut imaginer qu’un jeune porteur de projet soit accompagné par un conseiller chambre et un conseiller Safer, qui travailleraient de concert.
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Au-delà des avantages pour l’installation, une telle organisation du travail s’avère économiquement intéressante pour les chambres et les Safer, dont les budgets publics tendent à diminuer. « Nous voulons éviter les redondances », témoigne Emmanuel Hyest. D’autant plus que chaque organisme a des compétences particulières que l’autre n’a pas. Guy Vasseur enfonce le clou : « Il ne peut pas y avoir de concurrence entre les différents organismes agricoles ! » L’accompagnement personnalisé sur le foncier viendra des Safer. Celui sur le business plan et la technique dépendra des chambres d’agriculture.
Une déclinaison locale dans les six mois
La signature de cette convention cadre, symbolique, devrait se décliner, dans les six mois « à l’échelon régional et départemental ». Un groupe de travail APCA-FNSafer devrait se mettre en place pour formaliser une convention opérationnelle type, applicable sur les territoires. Un comité de pilotage s’assurera par ailleurs de la déclinaison effective de ces partenariats. « Dans certains départements, il peut y avoir des incompréhensions entre la chambre et la Safer », concède Guy Vasseur. « Notre partenariat va au-delà de ces clivages », conclut-il, confiant.
« Il ne peut pas y avoir de concurrence entre les différents organismes agricoles ! », selon Guy Vasseur