Après avoir repris en 2004 le charcutier Dussert, Les Salaisons dijonnaises signent l’acquisition de la société Jambon de Bourgogne, implantée à Nuits-Saint-Georges. Cette opération lui permet d’atteindre un chiffre d’affaires consolidé de 15 millions d’euros et une part de marché de 40 % en volume sur le marché du jambon persillé.
Propriété à 100% de la famille Sabatier, la société Les Salaisons Dijonnaises a réalisé une seconde opération de croissance externe, après la reprise en 2004 du charcutier Dussert, basé à Arleuf, dans la Nièvre. L’entreprise bourguignonne vient en effet de conclure l’acquisition de Jambon de Bourgogne, implantée à Nuits-Saint-Georges, en Côte-d’Or. Cette opération permet à la famille Sabatier de doubler sa production à 800 tonnes de jambons persillés et de s’octroyer 40% de ce segment en volume. « Autant d’un point de vue technologique qu’au niveau de la répartition du marché, l’acquisition est intéressante. Nous sommes plutôt présents en GMS, tandis que Jambon de Bourgogne l’est plus auprès des grossistes. Nous avons, de plus, deux procédés de technologie différents et complémentaires », explique Arnaud Sabatier, pdg et cinquième génération à la tête des Salaisons dijonnaises. En 2008, le chiffre d’affaires global de l’entreprise devrait atteindre 15 millions d’euros, dont 25% réalisés grâce à Jambon de Bourgogne, la troisième entité de la holding familiale. Au total, ce sont 1 800 tonnes de produits qui sortent des lignes de production des trois sites industriels des Salaisons dijonnaises.
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Un nouveau site dédié en 2010
Même si des économies d’échelle en terme principalement de logistique vont pouvoir être réalisées, Arnaud Sabatier réfléchit à la possibilité de pouvoir dédier son site historique de Dijon à la production de jambon persillé. « La construction d’un quatrième site dédié à la production de jambon persillé d’ici 2010 pourrait être envisagée, en fonction de l’évolution du marché. Il serait question d’un investissement de 1,2 à 1,5 million d’euros », indique le p.-d.g.. En attendant, le p.-d.g. s’attache à intégrer cette nouvelle entité et mise sur le lancement, prévu au début de l’année 2009, d’une nouvelle gamme baptisée « Les Apéri’pauses» et commercialisée sous sa propre marque Antoine Sabatier, nom du fondateur. Employant 110 personnes, l’entreprise est soutenue financièrement par Oséo pour la mise au point de ce projet, actuellement au stade de la recherche.