Abonné

Gad Les salariés de Gad obtiennent le doublement de leur prime de licenciement

- - 2 min

Le plan de continuation du groupe Gad validé par le tribunal de commerce de Rennes le 11 octobre a entériné la suppression de 889 emplois. Depuis le 22 octobre, les salariés concernés manifestent leur désarroi aux portes de l’abattoir de Josselin qui, lui, doit rester ouvert.

Les salariés voués au licenciement de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, qui manifestaient depuis le 22 octobre leur colère dans une autre usine du groupe à Josselin, ont obtenu le doublement de leur prime de licenciement, le 24 octobre, au terme d’une réunion organisée avec la direction à la préfecture du Finistère à Quimper. La mesure concerne les 889 salariés du groupe qui vont perdre leur emploi, et représente « 400 euros par année d’ancienneté, plafonné à 25 ans ». Pour Olivier Le Bras, délégué syndical central Force ouvrière, « ce n’est pas assez, mais ce n’est pas rien », précisant que les syndicats allaient proposer aux salariés la levée du blocage de l’abattoir de Josselin. Depuis le 22 octobre, des heurts avaient éclaté entre les salariés de Josselin et les manifestants qui bloquaient l’entrée et la sortie des camions de l’abattoir. Au-delà de la détresse des salariés de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau, la colère s’est accentuée quand la direction de Gad a reconnu recourir à des salariés étrangers pour assurer le transfert d’une partie des activités de Lampaul vers Josselin. « Il y aurait plus de 100 intérimaires roumains qui seraient arrivés en fin de semaine dernière », a assuré Jean-Marc Détivelle, délégué Force ouvrière du site de Lampaul, le 23 octobre. Pour sa part, la direction de Gad a assuré que ses usines étaient « régulièrement contraintes d’engager des intérimaires étrangers » et qu’ils « bénéficient des mêmes conditions contractuelles et salariales que les salariés français ».
Concernant les annonces du gouvernement d’appui de la reprise par la communauté des communes de Landivisiau (29) du site de Lampaul, Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire, a exclu toute prise de participation de l’Etat ou nationalisation de Gad. « Il faut faire en sorte qu’on puisse de nouveau créer une activité, pas forcément un abattoir », a-t-il ajouté dans une interview aux Echos.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.