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Brésil Les Sans Terre à Paris pour dénoncer les « monocultures intensives »

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Le Mouvement des paysans sans terre du Brésil a commémoré ses 25 ans à Paris par un campement tout près du Forum des Halles, du 29 au 4 octobre. Ses responsables ont indiqué que le combat des sans-terre se porte aujourd’hui sur la critique des « monocultures intensives destructrices d’emploi et aux conséquences écologiques désastreuses ».

Après 25 ans d’existence, le Mouvement des paysans sans terre (MST) du Brésil a décidé de « dépasser ses spécificités locales » brésiliennes et foncières, et de les élargir à une dénonciation des « monocultures intensives destructrices d’emploi et aux conséquences écologiques désastreuses ». Dans deux maisons de bois construites sur le modèle des villages qui sont bâtis en silence en une nuit sur des terres inexploitées au Brésil, se sont déroulées, sur la Place des Innocents à Paris, du 29 au 4 octobre, des expositions et des conférences sur ce thème, avec la participation de la Confédération paysanne et d’autres associations.

« Notre plus grand ennemi aujourd’hui est le modèle des entreprises transnationales »
« La situation mondiale a beaucoup changé depuis la naissance du MST en 1984 : extension des surfaces agricoles de monoculture, accélération de la déforestation en l’Amazonie, autorisation de la culture des OGM », a indiqué Douglas Estevam, représentant du MST en France, lors d’une conférence de presse le 29 septembre.
« Notre plus grand ennemi aujourd’hui est le modèle des entreprises transnationales basées sur la monoculture, les cultures d’exportation (soja notamment) et l’utilisation intensive de pesticides », a déclaré Andreia Borges, membre de la direction nationale du mouvement.
Lors de cette conférence de presse, une agricultrice de la Confédération paysanne, Claude Girod, installée en Saône-et-Loire, lui a répondu en écho : « En France, peu à peu, le nombre des paysans diminue et la taille des exploitations est de plus en plus grande. Il devient impossible d’installer des agriculteurs sur des petites surfaces, alors que c’est maintenant du côté de la société urbaine qu’on en demande, à travers les Amap ! (1) ». Pour elle, « nous sommes du même côté de la barre » que le MST, parce que « les paysans, comme les salariés, sont de plus en plus précarisés ».

(1) Amap : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

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