Avec des vents ayant atteint près de 200 km/h, la tempête Klaus qui s’est abattue sur le sud de la France samedi 24 janvier était d’une intensité comparable à celle de 1999, estime Météo France. En 1999, les rafales de vents avaient atteint jusqu’à 198 km/h sur l’île d’Oléron. Le 24 janvier, le vent a soufflé à 193 km/h en montagne dans les Pyrénées orientales et à 161 km/h à Bordeaux. En dix ans c’est donc la deuxième fois que l’Hexagone est frappé par un phénomène climatique si violent. « Ces tempêtes restent exceptionnelles à nos latitudes, on les rencontre généralement dans le nord de l’Europe, en Ecosse par exemple », explique Elodie Callac, prévisionniste chez Météo France. Pour les spécialistes, il est encore très difficile d’établir un lien avec le réchauffement climatique planétaire. « Il y a un manque de recul statistique », indique Hervé Le Treut, météorologue, directeur de recherche au CNRS. « Certains événements climatiques comme les canicules ou les tempêtes tropicales peuvent être clairement reliés au réchauffement planétaire, indique-t-il, mais le mécanisme des tempêtes hivernales est très complexe, et nous sommes aujourd’hui incapables de mesurer l’influence du réchauffement sur de tels événements ». Seuls le temps, et de nouvelles tempêtes, pourront apporter des éléments de réponse.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.