Dans son rapport sur les femmes dans les territoires ruraux, présenté à la presse le 14 octobre, la délégation aux droits des femmes du Sénat émet sept recommandations pour « poursuivre les avancées sociales en faveur des agricultrices ». « Face à l’inévitable renouvellement générationnel des exploitants agricoles, il convient de lever les freins qui pèsent encore sur l’installation des femmes », a déclaré la présidente de la délégation Annick Billon (Union centriste, Vendée). À cet effet, le rapport préconise de « réfléchir aux moyens, notamment financiers » pour soutenir les nouveaux installés trop âgés pour obtenir la dotation pour jeunes agriculteurs (DJA). Deux possibilités sont évoquées : créer une nouvelle catégorie de publics baptisée « nouvel installé » qui pourrait bénéficier des aides à l’installation, bien que n’entrant pas dans la case « jeune agriculteur » ; et créer un accompagnement financier pour les personnes qui s’installent après quarante ans.
Les sénateurs recommandent d’« adapter l’offre du service de remplacement aux contraintes spécifiques du métier d’agricultrice » : personnel mobilisable pour travailler en horaires décalés, sur des tâches urgentes ponctuelles ou sur des périodes longues prévues en amont. Ils préconisent d’établir des quotas de femmes dans « les instances de gouvernance agricole » (chambres d’agriculture et syndicats professionnels NDLR.) et d’envisager de tels quotas « dans les conseils d’administration des coopératives et des interprofessions ».
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Enfin, ils appellent à mieux informer les agricultrices sur leurs droits sociaux, à lutter contre les stéréotypes de genre dès la scolarité, à créer des réseaux professionnels de femmes, et à limiter à cinq ans la durée du statut de conjoint collaborateur.