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Exploitations agricoles Les services de remplacement adoptent une identité commune

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Les services de remplacement agricole ont décidé le 30 novembre lors de leur assemblée générale d’adopter un nom commun, « Service de Remplacement France », à la place des nombreuses dénominations différentes. Cela afin d’être plus facilement repérables par les exploitations agricoles et les salariés, dans ce domaine en expansion.

Les 470 services de remplacement, coiffés par leur fédération nationale, la FNSR, viennent de prendre le nom de « Service de Remplacement France ». Leur décision a été prise le 30 novembre lors de leur assemblée générale. Elle était en germe depuis un an, a indiqué Nicolas Fischer, président de la FNSR. Dans certains départements, cinq ou six services cohabitent, avec chacun une dénomination différente. Au total, une cinquantaine d’appellations différentes existent en France.

Être plus repérable pour les exploitants et les salariés
« Nous étions fédérés autour d’une mission commune et de valeurs communes. Soyons-le maintenant autour d’une identité commune », a-t-il déclaré à l’issue de l’assemblée générale. Cibles : « Vers les exploitants pour se faire connaître et se faire apprécier. Vers les salariés pour les motiver ».
L’identité « Service de Remplacement France » sera progressivement déclinée au sein du réseau avec les noms des échelons géographiques de chaque région et de chaque département. Les services ont jusqu’au 31 décembre 2010 pour adopter le sigle commun.

Formule en expansion
La formule des services de remplacement est en expansion : + 38% en dix ans. Le nombre d’équivalents temps plein est passé d’un peu plus de 2 000 en 1998 à 2 780 en 2008. Les services de remplacement répondent à une demande croissante. Les exploitants veulent de plus en plus pouvoir partir en congés. Un crédit d’impôt a été mis en place en 2006 pour le remplacement des exploitants soumis à une astreinte (élevage notamment). Les départs en congé ne représentent encore que 28% des remplacements. La principale cause de remplacement est la maladie ou l’accident (34% des motifs).
Cette structuration des services de remplacement répond à une demande croissante de ce genre de services, lesquels leur évite d’avoir à embaucher des salariés permanents. La FNSR estime que cette tendance à éviter l’embauche de salariés permanents ne conduit pas nécessairement à une précarisation des salariés. L’organisme « milite » pour que les groupements d’employeurs embauchent des salariés en CDI, a indiqué un de ses dirigeants, Franck Champion. « Le service de remplacement, avec 30 ou 40 exploitants autour d’une table, permet de planifier des tours de rôles de salariés, pour qu’ils aient du travail en continu », a-t-il argumenté.

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