Abonné

Exportations d’OGM Les signataires du Protocole de Carthagène divisés

- - 2 min

Les représentants des 119 pays ayant ratifié le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques, réunis à Montreal du 30 mai au 3 juin, n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les exigences requises en matière de documentation accompagnant les exportations internationales d’organismes vivants génétiquement modifiés (OVM) destinés à être utilisés directement pour l’alimentation humaine et animale ou à être transformés . La deuxième réunion des parties au protocole (MOP 2) a en revanche progressé dans d’autres domaines importants.

En raison de l’opposition de plusieurs pays à la définition de règles d’application du Protocole trop contraignantes, un accord sur la définition de la documentation d’accompagnement des cargaisons d’OVM n’a pas été possible. Le Brésil, où les cultures illégales d’OGM se sont répandues ces dernières années, la Nouvelle-Zélande et, dans une moindre mesure, le Pérou, souhaitaient en effet que l’exigence d’étiquetage ne s’applique qu’au contenu « intentionnel » des cargaisons et pas à la présence accidentelle d’OVM. Cette demande a été jugée inacceptable par leurs partenaires qui ont jugé qu’elle détournait le protocole de son objectif de préservation de la biodiversité. Les parties ont donc convenu de revenir sur cette question lors de leur prochaine réunion (MOP 3) prévue du 13 au 17 mars 2006 à Curitiba, au Brésil.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La Réunion
Suivi
Suivre

En revanche, les représentants des pays signataires se sont mis d’accord sur d’autres questions importantes pour l’application effective du protocole, en particulier la sensibilisation et la participation du public, l’adoption d’un programme de travail pour le Centre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques (un système d’échange des informations en matière d’exportation d’OVM prévu par le traité) et la mise en place d’un groupe d’experts chargés d’examiner les évaluations des risques des OGM.