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Spiritueux Les spiritueux français évaluent leur poids économique

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Deuxième producteur européen de spiritueux la France se maintient tant bien que mal en terme de consommation malgré le poids des taxes et les campagnes dissuasives de la Sécurité routière.

La Fédération française des spiritueux (FFS), qui a réuni il y a dix ans six syndicats spécialisés de spiritueux à l’exception des AOC cognac, armagnac et calvados, a obtenu délégation du ministère de l’Agriculture pour effectuer en leur lieu et place l’enquête Prodcom qui permet d’établir des statistiques officielles. Pour la première fois, elle peut donc afficher des chiffres complets et homogènes mais la rupture statistique de 2003 ne permet pas encore de comparaisons historiques.

De ces données, que vient de présenter le président de la fédération, Philippe Mouton, il ressort que la France, qui produit la plus grande variété de spiritueux en Europe, est le deuxième producteur européen de spiritueux derrière la Grande-Bretagne aussi bien en volume qu’en valeur.

Les trois quarts pour l’export

La production est évaluée pour l’année 2004 à 460 millions de litres, dont 350 M de litres sont exportés tandis que les ventes de spiritueux français sur le marché hexagonal portent sur 110 millions de litres. Hors cognac, armagnac et calvados, elle est de 327 M de litres et représente en termes de ventes un chiffre d’affaires de 1,15 milliard d’euros tant en France qu’à l’exportation.

Par catégories, les anisés viennent en tête des ventes avec 133 M de litres et 437 M EUR, suivis des liqueurs et crèmes (81,3 M l, 577 M EUR) et des rhums des DOM (47,6 M l, 230 M EUR). Les anisés décroissent en valeur en raison de la part croissante des MDD. Pour les liqueurs, si les MDD sont importantes (50 % pour la crème de cassis par exemple), les marques de liqueurs traditionnelles et de liqueurs modernes résistent bien.

Consommation en recul de 1,2 % en 2005

La consommation française ressortait en 2005 à 3,619 millions d’hectolitres, contre 3,661 M en 2004, soit un recul de 1,2 % à comparer avec la baisse de 3,7 % de la consommation de vins en France. En tête des spiritueux consommés en France figure le whisky, avec une part de 35 % et qui provient essentiellement de l’importation (les Français en consomment deux fois plus que les Britanniques), suivi des anisés (32%) et des liqueurs (10%).

Par rapport à l’ensemble des boissons alcoolisées soumises à accises et à cotisation dite de Sécurité sociale, les spiritueux ont contribué pour 2,2 milliards d’euros en 2005, soit 80,7 % de la recette fiscale totale alors qu’ils ne représentent que 21% des boissons alcoolisées consommées.

Les principaux intervenants

– La Martiniquaise 550 MEUR : Depaz, Dillon, Glen Turner, Gold River, Label 5, Old Nick, Poliakov, Sir Edward’s ;

– Ricard 460 MEUR : Ricard, Wyborowa, Chivas, Clan Campbell, Jameson, Four Roses, Glenlivet, Djangoa + (marques BMB - déc.05) Malibu et Kalhua ;

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– Moët Hennessy/Diageo 410 M EUR : J&B, Johnny Walker, Spirnoff, Gordon’s, Bailey’s, Picon ;

– Marie Brizard 340 MEUR : Marie Brizard, Berger, Old Lady’s + (marques William Pitters - févr.05) William Peel, San Jose ;

– Pernod 310 M EUR : 51, Pernod, Aberlour, Paddy, Soho, Havana Club, Zubrowka, Martell ;

– Boisset 250 M EUR : Casanis, Duval, L’Héritier Guyot ;

– Bacardi Martini France 200 M EUR : Bombay, Sapphire, Eristoff, Get, Jack Daniel’s, Martini, William Lawson’s, Bacardi, Bénédictine, Grey Goose ;

– Lixir (joint-venture William Grant & Sons et Maxxium) 200 M EUR : Glenfiddich, Grant’s, Trois Rivières, The Balvenie, Absolut, Passoa, Rémy Martin, The Famous Grouse, Cointreau, Pisang Ambon ;

– Rothschild France Distribution 50 M EUR : The Macallan, Fernet-Branca, Danzka, Jim Beam, Gabriel Boudier, Graham’s (+ marques BMD de Fortune Brands - déc.05 + marques PR) Courvoisier, Sauza, Maker’s Mark, Larios.