Les limites européennes fixées pour la présence de sulfites dans l’alimentation, et en particulier dans le vin, sont suffisantes pour assurer la sécurité des consommateurs mais les connaissances scientifiques manquent encore sur cette question, indique l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un avis du 14 avril.
Les sulfites peuvent être générés naturellement lors de la vinification mais sont également ajoutés à de nombreux vins (ainsi que dans le cidre, les jus de fruits et de légumes) pour en arrêter la fermentation et agir comme conservateur. Ces molécules peuvent déclencher des réactions d’intolérance et certains consommateurs peuvent être sensibles aux sulfites présents dans les aliments, en particulier les personnes sujettes à l’asthme.
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Dans le cadre de l’engagement de la Commission européenne de réévaluer, d’ici 2020, la sécurité de tous les additifs alimentaires ayant été autorisés avant le mois de janvier 2009, l’Efsa a examiné la sûreté des sulfites (le dioxyde de soufre et six autres sulfites). Elle recommande que la dose journalière admissible (DJA) actuelle de 0,7 milligramme par kilogramme de poids corporel soit réévaluée dans les cinq ans à venir, après la réalisation de nouvelles études qui permettront de générer les données manquantes.
Le groupe scientifique de l’Efsa suggère également que l’étiquetage des produits inclue une description du niveau effectif de sulfites pour aider les consommateurs sensibles ou intolérants à réguler leur consommation. La législation de l’UE exige seulement que l’étiquetage des aliments indique « contient des sulfites » (lorsqu’ils excèdent 10 milligrammes par kilogramme ou par litre) sans toutefois en préciser la quantité exacte.