En 2006, la fabrication de légumes transformés en France a atteint 1,49 million de tonnes, « son niveau le plus bas depuis 2001 » selon Pierre Sifflet, président du groupe légumes de la Fiac. Si les légumes appertisés ont perdu 7,5 % en volume à 1,05 million de tonnes, les surgelés s’en sortent avec des volumes de fabrication en hausse de 4% à 442 000 tonnes.
« La production totale de conserves de légumes a atteint son niveau le plus bas depuis 2001. En effet, la baisse des fabrications par rapport à 2005 touche tous les légumes », a déclaré Pierre Sifflet, président du « groupe légumes » de la Fiac (Fédération française des industries d’aliments conservés). Les volumes de légumes appertisés ont reculé de 7,5 % à 1,05 million de tonnes. Hors maïs doux, légumes secs et autres légumes, la baisse atteint 4 % à 680 000 tonnes. De leur côté, les légumes surgelés ont progressé de 4 % en volume à 442 000 tonnes. Hors maïs doux, légumes secs et autres légumes, les volumes fabriqués restent stables à 340 000 tonnes. Plus particulièrement, les haricots verts appertisés sont en net recul depuis cinq ans. 2006 reste dans cette tendance avec une réduction de 8 % de volumes fabriqués. Les haricots verts surgelés diminuent légèrement de 0,7 % à environ 114 000 tonnes. L’année 2006 a été marquée par des besoins européens importants en pois surgelés. Les pois-carottes en conserve ont progressé de 6 % et les pois appertisés de 4 % mais restent néanmoins inférieurs au niveau moyen des cinq dernières années. Notons également la très forte augmentation des pois surgelés (+27 %) à 61 400 tonnes principalement « due à la hausse des surfaces de production ». La hausse des fabrications de carottes transformées s’est répercutée sur l’augmentation des pois-carottes, alors que la macédoine a enregistré une nette baisse de 14 %. Les fabrications d’épinards transformés ont reculé de 7% pour les appertisés et de 8 % pour les surgelés, baisse « en adéquation avec la tendance observée depuis 2 ans ». Quant aux flageolets, dont la consommation est essentiellement nationale, la fabrication en conserves a fortement baissé de 20 % à 46 400 tonnes. Enfin, les choux-fleurs surgelés ont augmenté de 22 % et les brocolis ont reculé de 2,1 %.
Solde excédentaire en conserves
Les importations de légumes ont fortement augmenté à 239 000 tonnes en conserves et à 374 000 tonnes en surgelés. Les volumes de légumes appertisés exportés sont restés stables à 470 000 tonnes « grâce à une croissance du maïs doux, compensant le recul des mélanges ». En surgelés, les exportations ont diminué de 4 % à 184 000 tonnes alors que les importations ont progressé de 20 000 tonnes supplémentaires. Elles ont notamment augmenté de 31 % pour le maïs, de 39 % pour les asperges, de 7 % pour les légumes divers et de 9 % pour les mélanges. Rappelons que la France reste le premier fabricant européen de légumes appertisés devant la Hongrie et les Pays-Bas ainsi que le quatrième en surgelés derrière la Belgique, l’Espagne et la Pologne.
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Consommation en hausse du surgelé
Hors restauration, la consommation des ménages à domicile de légumes en conserve a diminué aussi bien en valeur (-1,5%) qu’en volume (-2,5%), tandis que les achats des ménages en légumes surgelés ont progressé de 2,4% en volume et en valeur. « Après un pic de consommation en 2004, les achats de conserves ont reculé à un niveau inférieur à celui de 2003 ». « Sur cinq ans, les surgelés ont progressé régulièrement ». Si la hausse de la consommation pouvait être imputée dans les premières années à l’augmentation du taux d’équipement, il s’agit bien désormais de la progression des quantités achetées (+2,5%) même si celle-ci reste moins importante qu’en 2005 (+10%). Les achats des ménages en légumes surgelés ont représenté, en 2006, un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros pour 237 000 tonnes.