« Il est nécessaire d’inclure les syndicats dans les décisions politiques relatives au changement climatique et de renforcer le dialogue social au sein des entreprises sur les conséquences de ces questions cruciales». C’est l’une des principales conclusions tirées de la conférence de la Fédération européenne des syndicats de travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture et du tourisme (Effat) sur les conséquences du changement climatique sur ces trois secteurs, le 24 septembre à Bruxelles. Un plan d’actions reflétant les vues des syndicats sera préparé par l’Effat en vue de sa présentation à la Conférence mondiale sur le changement climatique en décembre 2009 à Copenhague. Agra alimentation a posé trois questions à un responsable de l’Effat.
A quelques semaines de l’ouverture de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Copenhague, la Fédération européenne de l’alimentation, de l’agriculture et du tourisme a voulu marquer le coup en organisant le 24 septembre une conférence sur les conséquences du changement climatique. Conférence qui lui a permis de faire état de ses analyses sur les conséquences de la politique européenne en la matière et des évènements qui en découlent sur l’emploi. Observant que le changement climatique aura des conséquences négatives sur l’agriculture et le tourisme qui « seront très sévèrement touchés » mais qu’à l’avenir « l’industrie agroalimentaire sera également progressivement affectée », les responsables de l’Effat réclament haut et fort la participation et la consultation des syndicaux agricoles par les instances compétentes de l’UE. Ils demandent dans la foulée le renforcement du dialogue social entre employeurs et syndicats sur la problématique du changement climatique. Selon eux, il est impératif de garantir la participation des syndicats à la prise de décision sur cette matière cruciale. Une participation « absolument nécessaire », disent-ils, à la durabilité de la politique de changement climatique « qui influence tant la production que la consommation alimentaire ». Les syndicats plaident également pour la mise en place d’un fonds, « géré et financé en grande partie par les pouvoirs publics », pour résoudre le problème de l’adaptation des secteurs agricole et agroalimentaire au changement climatique en cours. Pour eux, les responsables communautaires devraient mettre à profit la période allant d’ici jusqu’à la fin de l’année 2013 pour « faire le meilleur usage possible des instruments de la PAC pour soutenir l’adaptation des travailleurs aux changements climatiques. »
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